L’OMS et ECHO unissent leurs forces pour former les professionnels de santĂ© somaliens aux nouvelles directives visant Ă  protĂ©ger les enfants contre la malnutrition

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En Somalie, des milliers d’enfants arrivent encore trop tard dans les centres de santé, déjà marqués par la malnutrition. La nouvelle coopération entre l’OMS et ECHO veut changer ce scénario, en misant sur une formation solide des professionnels de santé et sur la protection active des plus jeunes.

Peu de temps ? Voilà ce qu’il faut retenir : ⏱️
✅ L’OMS et ECHO soutiennent une nouvelle formation destinée aux professionnels de santé somaliens pour appliquer les directives IMAM 2025 contre la malnutrition aiguë.
✅ Les nouvelles directives insistent sur la prévention, le repérage très précoce et l’accompagnement des nourrissons de moins de 6 mois et de leurs mères 🤱.
✅ Un réseau de formateurs nationaux est constitué pour diffuser des pratiques harmonisées dans tout le pays, jusque dans les centres les plus isolés.
✅ Les familles gardent un rôle central : allaitement, suivi de croissance, recours rapide aux soins et travail main dans la main avec les équipes soignantes 👨‍👩‍👧.

Former les professionnels de santé somaliens : un levier concret pour protéger les enfants de la malnutrition

En Somalie, la malnutrition aiguë n’est pas une statistique abstraite. Elle se voit dans les bras des parents qui arrivent aux portes des structures de soins avec des enfants déjà très amaigris, parfois apathiques, parfois en détresse vitale. Cette réalité quotidienne met sous pression les professionnels de santé, souvent confrontés à des cas graves alors que le temps pour agir est compté.

Face à cela, la nouvelle alliance entre l’OMS, le ministère fédéral de la Santé et le soutien financier et opérationnel d’ECHO cherche à transformer la manière d’agir sur le terrain. L’idée n’est pas seulement de mieux traiter, mais surtout d’anticiper, de reconnaître plus tôt les signaux d’alerte et de disposer d’outils clairs, basés sur les preuves scientifiques les plus récentes.

Le programme repose sur un principe simple mais puissant : investir dans les compétences de celles et ceux qui sont au contact des familles au quotidien. Plus de 40 professionnels de santé venus d’hôpitaux et de centres de stabilisation ont suivi une formation intensive de deux semaines. Ils ne sont pas de simples stagiaires : ils deviennent des “formateurs de formateurs”, capables de diffuser les nouvelles pratiques dans leurs équipes, leurs districts, leurs organisations.

Cette approche en cascade permet d’ancrer les directives IMAM 2025 au cœur du système de santé somalien, au lieu de les laisser dans des manuels sur une étagère. Les encadrants, les coordinateurs de projets nutritionnels, mais aussi les infirmiers et agents de santé communautaire doivent pouvoir s’y référer sans hésitation : quand orienter un enfant vers un centre de stabilisation, comment ajuster un protocole d’alimentation thérapeutique, à quel moment surveiller une complication médicale.

Dans ce contexte, la formation ne se limite pas à des cours magistraux. Elle intègre des cas pratiques, des mises en situation, des discussions sur des situations complexes déjà rencontrées dans les camps de déplacés, dans les zones rurales enclavées ou dans les quartiers urbains pauvres. Chaque participant apporte son vécu, ses difficultés, ses doutes, et repart avec des réponses opérationnelles.

Cette démarche fait écho à ce qui est observé dans d’autres crises humanitaires. Sur la plateforme Infirmier Marseille, les témoignages sur les blessés de Gaza et la pression sur les soignants montrent à quel point la qualité de la prise en charge dépend de la préparation des équipes. En Somalie, renforcer ces compétences, c’est directement augmenter les chances de survie des enfants.

En renforçant les connaissances, en clarifiant les protocoles et en créant un langage commun autour de la malnutrition aiguë, l’initiative OMS–ECHO fait de la formation un véritable traitement préventif de la malnutrition, au même titre que les suppléments nutritionnels ou les campagnes de dépistage.

l'oms et echo collaborent pour former les professionnels de santé somaliens aux nouvelles directives destinées à prévenir la malnutrition chez les enfants et protéger leur santé.

Les nouvelles directives IMAM 2025 : un tournant pour la santé infantile en Somalie

Les nouvelles directives somaliennes pour la prise en charge de la malnutrition aiguë, alignées sur les recommandations mondiales, représentent une avancée importante pour la santé infantile. Elles ne se contentent plus d’expliquer comment réanimer ou stabiliser un enfant déjà très dénutri. Elles revoient toute la chaîne de prise en charge, depuis la prévention au sein des communautés jusqu’au suivi après la sortie du programme.

Un des points clés est la prise en compte renforcée des nourrissons de moins de 6 mois. Longtemps, ces tout-petits ont été un angle mort des protocoles, alors même qu’ils sont extrêmement vulnérables. La nouvelle version précise comment évaluer leur croissance, comment soutenir l’allaitement maternel exclusif et comment accompagner les mères en difficulté, notamment en cas de stress, de maltraitance, de violences ou de séparation familiale liée aux conflits.

Les directives s’intéressent aussi aux enfants souffrant de malnutrition modérée, une catégorie souvent négligée faute de moyens. En agissant plus tôt, avant que la situation ne devienne critique, les soignants peuvent éviter des hospitalisations lourdes et douloureuses. C’est une façon de replacer la prévention au centre, en s’appuyant sur les visites régulières, les campagnes de dépistage communautaire et les contacts répétés avec les familles.

Autre évolution majeure : l’intégration de chapitres spécifiques sur la nutrition en situation d’urgence. Les sécheresses récurrentes, les déplacements de population et l’insécurité modifient en permanence l’accès à la nourriture et aux soins. Les textes révisés intègrent ces réalités : comment continuer un suivi nutritionnel quand un camp se déplace, que faire si une mère perd l’accès à son point d’eau ou à son marché habituel, comment adapter les rations quand les températures deviennent extrêmes.

Dans l’ombre, un autre enjeu se profile : le lien entre crise climatique, instabilité sociale et malnutrition. Les analyses sur le changement climatique, la santé et les migrations montrent que ces phénomènes aggravent les inégalités nutritionnelles. La Somalie en fait l’expérience depuis des années avec des épisodes de sécheresse ou d’inondations qui détruisent les récoltes et fragilisent les familles les plus pauvres.

Les directives IMAM 2025 intègrent aussi les groupes vulnérables souvent oubliés : femmes enceintes et allaitantes, personnes vivant avec le VIH ou la tuberculose. Ces publics sont particulièrement exposés aux complications nutritionnelles et nécessitent des compléments alimentaires adaptés, une surveillance clinique spécifique et un dialogue continu avec les équipes de terrain.

Enfin, ces textes sont pensés comme un outil pragmatique pour les professionnels de santé. Ils détaillent étape par étape les critères d’admission, les protocoles d’alimentation thérapeutique, les signes de complications médicales et les conditions de sortie. Ils visent à réduire les disparités entre centres, là où certains appliquaient correctement les anciens protocoles et d’autres improvisaient faute de formation.

Cette homogénéisation est essentielle pour garantir que, quel que soit l’endroit où une famille se présente, l’enfant bénéficie de soins comparables. Dans un pays où certains centres ferment faute de ressources, comme le décrit l’analyse sur la fermeture des centres de santé en Somalie, disposer de directives claires et partagées devient une sécurité supplémentaire pour les patients.

À travers ces ajustements techniques, c’est une vision globale qui se construit : celle d’un système où chaque enfant est repéré plus tôt, soigné de manière cohérente et suivi dans la durée pour éviter les rechutes. C’est cette vision que les formateurs nouvellement certifiés sont chargés de faire vivre dans tout le pays.

De la salle de formation au village : comment la coopération OMS–ECHO change la pratique de terrain

La coopération entre l’OMS et ECHO ne s’arrête pas à l’organisation de sessions en présentiel. L’enjeu est de transformer durablement la pratique quotidienne dans les hôpitaux, centres de stabilisation et cliniques mobiles. C’est là qu’entre en jeu la logique de “formation de formateurs” : chaque participant repart avec la mission d’accompagner, encadrer et soutenir les équipes dont il a la responsabilité.

Dans un district rural imaginaire au nord de la Somalie, le parcours d’un infirmier nommé Abdi illustre bien ce processus. Après deux semaines de formation, il rentre dans son centre de santé de référence avec un plan précis : réorganiser la salle de dépistage nutritionnel, mettre à jour les fiches de suivi, vérifier les stocks de nourriture thérapeutique et, surtout, rassembler son équipe pour des mini-sessions pédagogiques hebdomadaires.

Concrètement, cela peut se traduire par des gestes simples mais déterminants :

  • 📏 Mettre en place un dĂ©pistage systĂ©matique de tous les enfants qui passent au centre, mĂŞme s’ils viennent pour une toux ou une fièvre.
  • 📝 Standardiser les fiches de suivi pour Ă©viter les erreurs de dosage et les pertes d’information entre les consultations.
  • 📣 Organiser des causeries communautaires sur l’allaitement, la diversification alimentaire et les signes d’alerte de la malnutrition.
  • 🤝 CrĂ©er un lien de confiance avec les mères, pour qu’elles osent revenir rapidement si un enfant ne va pas mieux.
  • đźš‘ Faciliter l’orientation vers les centres de stabilisation pour les cas compliquĂ©s, avec des parcours clairement identifiĂ©s.

Ces actions, apparemment basiques, font souvent la différence entre un enfant pris en charge à temps et un enfant hospitalisé en urgence. Elles renforcent aussi le moral des équipes, qui se sentent mieux armées face aux situations difficiles. Lorsqu’un coordinateur comme Dr Maryan Musse, engagée dans un grand ONG internationale, explique qu’elle peut désormais “soutenir plus efficacement les soignants” grâce à ces outils, cela reflète un changement très concret de posture.

La coopération internationale joue ici un rôle structurant. ECHO apporte un appui logistique et financier, l’OMS fournit le cadre technique et méthodologique, et le ministère de la Santé somalien garantit l’ancrage institutionnel. Ce triangle permet de pérenniser les compétences, plutôt que de se contenter d’actions ponctuelles liées à une urgence médiatisée.

Ce modèle n’est pas isolé. Dans d’autres contextes, comme l’urgence sanitaire au Botswana, des partenariats similaires ont montré que la combinaison de financements internationaux, de savoir-faire technique et d’engagement local peut améliorer la qualité des soins en quelques années. Ce qui se joue aujourd’hui en Somalie s’inscrit dans cette dynamique plus large.

La dimension psychologique n’est pas oubliée. Les soignants de première ligne voient quotidiennement des situations de détresse, parfois des décès évitables. Disposer de protocoles clairs et de formations régulières réduit le sentiment d’impuissance, leur redonne une marge d’action. Cette énergie retrouvée se ressent dans l’accueil des familles, la patience envers les mères épuisées, la créativité pour trouver des solutions dans des contextes très précaires.

En sortant de la salle de formation avec un plan d’action réaliste, chaque participant devient un acteur clé de la lutte contre la malnutrition, même dans un petit centre reculé. C’est là que la coopération OMS–ECHO prend tout son sens : elle connecte la grande stratégie internationale à la réalité du dispensaire où l’on pèse un enfant sur une balance usée, mais avec une attention renouvelée.

Prévention, familles et communautés : la première ligne de défense contre la malnutrition infantile

La plus belle formation du monde ne peut pas tout si les familles n’ont ni les moyens, ni les informations, ni la confiance nécessaires pour agir tôt. En Somalie, comme ailleurs, la protection des enfants contre la malnutrition commence bien avant l’arrivée au centre de santé. Elle se joue dans les foyers, dans les discussions entre voisines, dans la façon dont les aînés expliquent l’allaitement ou l’alimentation d’un enfant malade.

Les participants au programme soutenu par l’OMS et ECHO insistent sur ce rôle crucial des parents. Bihi Omar Wehlie, par exemple, rappelle un message simple : “venir tôt change tout”. Un bébé légèrement maigrichon, un enfant qui semble moins actif que d’habitude, une perte d’appétit qui dure plusieurs jours : ce sont autant de signaux qui doivent déclencher une consultation rapide, même si la route est longue.

Les nouvelles directives encouragent donc fortement le travail de sensibilisation communautaire. Dans la pratique, cela peut passer par des séances d’information dans les mosquées, les marchés, les écoles coraniques, par l’implication de leaders communautaires ou religieux, très écoutés dans certaines régions. L’objectif n’est pas de culpabiliser les familles, mais de leur donner des repères : à quel moment s’inquiéter, quels aliments sont prioritaires quand les ressources sont limitées, pourquoi l’allaitement exclusif jusqu’à 6 mois reste l’option la plus protectrice dans ces contextes.

Dans beaucoup de villages, les agents de santé communautaires deviennent le véritable “pont” entre les foyers et les centres médicaux. Ils repèrent les enfants maigres, discutent avec les mères, suivent les grossesses, conseillent sur l’hygiène et l’alimentation. Grâce à la diffusion des directives IMAM 2025, ces agents disposent désormais de critères mieux définis pour orienter, rassurer ou alerter.

Ce travail de proximité résonne avec d’autres initiatives internationales pour l’égalité d’accès aux soins. Quand on observe, par exemple, les mécanismes comme SNAP et Medicaid aux États-Unis qui visent à sécuriser l’accès à l’alimentation et à la santé des plus fragiles, on retrouve la même logique : si la base n’est pas solide, les hôpitaux, même excellents, arrivent trop tard.

Pour les familles somaliennes, la prévention se décline en gestes concrets au quotidien :

  • 🥛 Maintenir un allaitement maternel exclusif les six premiers mois, chaque fois que possible.
  • 🍲 Introduire progressivement des aliments complĂ©mentaires nutritifs (lĂ©gumineuses, cĂ©rĂ©ales, produits animaux quand ils sont disponibles).
  • đźš° Surveiller l’hygiène de l’eau et des ustensiles pour limiter les diarrhĂ©es, grandes consommatrices de rĂ©serves nutritionnelles.
  • 📆 Suivre rĂ©gulièrement la courbe de croissance de l’enfant lors des consultations.
  • 📍 Consulter rapidement en cas de fièvre, diarrhĂ©e persistante ou perte d’appĂ©tit marquĂ©e.

Les formateurs nouvellement outillés intègrent ces messages dans leurs échanges avec les communautés. Ils apprennent aussi à respecter les croyances locales tout en proposant des ajustements réalistes. Par exemple, adapter certaines recettes traditionnelles pour y intégrer un peu plus de protéines ou diversifier les sources d’énergie, sans bouleverser totalement les habitudes.

La prévention devient alors un travail collectif : familles, agents de santé, leaders communautaires et équipes médicales avancent ensemble. Et même si le contexte reste difficile, cette alliance crée une forme de résilience : chaque enfant repéré tôt, chaque mère soutenue dans son allaitement, chaque communauté sensibilisée représente une victoire silencieuse contre la malnutrition.

Une initiative qui s’inscrit dans un mouvement mondial pour des systèmes de santé plus justes

L’action conjointe de l’OMS et d’ECHO en Somalie ne se déroule pas dans un vide. Elle s’inscrit dans une prise de conscience mondiale : sans professionnels de santé formés, soutenus et en nombre suffisant, aucun pays ne peut protéger efficacement ses enfants de la malnutrition ou d’autres menaces sanitaires.

Les estimations internationales rappellent qu’il manque plusieurs millions de soignants sur le continent africain pour atteindre une couverture de santé satisfaisante. De nombreux rapports, comme ceux analysés dans l’article sur les indicateurs mondiaux de développement, montrent à quel point ce déficit en ressources humaines pèse sur la mortalité infantile, la prise en charge des maladies chroniques ou la réponse aux épidémies.

Dans ce cadre, la création de l’Académie de l’OMS, inaugurée récemment, symbolise la volonté de proposer une formation continue, accessible et largement diffusée pour les soignants du monde entier. Les programmes comme celui déployé en Somalie en tirent parti en s’appuyant sur des contenus harmonisés, adaptés au terrain et régulièrement mis à jour.

Le partenariat avec ECHO, bras humanitaire de l’Union européenne, illustre aussi une forme de solidarité internationale plus mature. Il ne s’agit plus seulement d’envoyer de la nourriture d’urgence ou des médicaments, mais de co-construire des capacités locales pour que le pays puisse mieux faire face aux crises à venir. C’est une logique proche de celle défendue dans les débats sur la couverture santé universelle : renforcer les systèmes plutôt que panser seulement les plaies.

La Somalie fait face à des défis multiples : instabilité politique, sécheresses récurrentes, déplacements de populations, pauvreté structurelle. Dans un tel contexte, il serait tentant de considérer la lutte contre la malnutrition comme une bataille perdue d’avance. L’initiative OMS–ECHO prouve l’inverse : avec des directives claires, des formateurs engagés et un ancrage communautaire, il est possible de modifier peu à peu les trajectoires de vie des enfants.

Cette dynamique inspire aussi au-delà des frontières somaliennes. Pour les professionnels qui exercent en France ou dans d’autres pays, ce type d’expérience rappelle l’importance de la formation régulière, de la coordination entre structures et du lien avec les populations. Qu’il s’agisse de malnutrition, de diabète, de santé mentale ou de maladies infectieuses, le cœur du métier reste identique : être présent, compétent et humain au moment où les familles en ont besoin.

En unissant leurs forces, l’OMS, ECHO et le ministère somalien de la Santé démontrent que la coopération internationale peut produire des changements profonds, loin des grandes conférences, dans la salle d’un petit centre de santé où l’on apprend à détecter plus tôt un bras trop maigre, un regard trop éteint. Et c’est souvent là, dans ces gestes répétés, que se joue vraiment l’avenir de la santé infantile.

L’un des messages les plus précieux à retenir est simple : investir dans la formation des soignants aujourd’hui, c’est protéger discrètement, mais sûrement, des milliers d’enfants demain. Même à des milliers de kilomètres, cette logique parle à tous ceux qui, d’une manière ou d’une autre, veillent sur la santé d’un proche ou d’une communauté ❤️.

Acteurs clés 🤝 Rôle principal 🌍 Impact sur la protection des enfants 👧👦
OMS Fournit les directives techniques, l’expertise et le cadre de formation. Améliore la qualité des protocoles de prise en charge de la malnutrition.
ECHO Soutient financièrement et logistiquement les programmes humanitaires. Permet le déploiement effectif des formations et des ressources sur le terrain.
Ministère de la Santé somalien Adapte et valide les directives au contexte national. Garantit l’intégration des nouvelles pratiques dans le système de santé.
Professionnels de santé Appliquent les protocoles et accompagnent les familles au quotidien. Repèrent tôt les enfants à risque et assurent un suivi régulier.
Familles et communautés Mettront en œuvre les conseils de prévention et cherchent une aide précoce. Constituent la première ligne de défense contre la malnutrition.

Pourquoi la malnutrition reste-t-elle un problème majeur en Somalie ?

La Somalie cumule plusieurs facteurs de risque : sécheresses fréquentes, insécurité, pauvreté, déplacements de population et infrastructures de santé fragiles. Ces éléments limitent l’accès à une alimentation suffisante et à des soins de qualité, ce qui entretient un niveau élevé de malnutrition aiguë chez les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes ou allaitantes.

En quoi les nouvelles directives IMAM 2025 changent-elles la prise en charge ?

Les directives IMAM 2025 mettent l’accent sur la prévention et le repérage précoce. Elles élargissent la prise en charge aux nourrissons de moins de 6 mois, renforcent l’accompagnement des mères, intègrent la malnutrition modérée et prévoient des recommandations spécifiques pour les situations d’urgence. L’objectif est d’intervenir bien avant que l’état de l’enfant ne devienne critique.

Quel est le rôle concret des professionnels de santé formés par l’OMS et ECHO ?

Ces professionnels deviennent des formateurs de référence. Ils diffusent les nouvelles pratiques dans leurs hôpitaux et centres de santé, encadrent les équipes, améliorent le dépistage et la gestion des cas, et participent aux actions de sensibilisation communautaire. Leur mission est de garantir une prise en charge harmonisée et de qualité sur tout le territoire.

Que peuvent faire les parents pour protéger leurs enfants de la malnutrition ?

Les parents peuvent agir en consultant rapidement au moindre signe d’alerte (perte d’appétit, amaigrissement, fatigue inhabituelle), en privilégiant l’allaitement maternel exclusif jusqu’à 6 mois, en diversifiant progressivement l’alimentation, en veillant à l’hygiène de l’eau et des aliments, et en participant aux séances d’éducation menées par les équipes de santé.

Pourquoi la coopération internationale est-elle essentielle dans ce type de programme ?

La coopération internationale apporte des ressources financières, techniques et logistiques indispensables dans des contextes fragiles comme la Somalie. En combinant l’expertise de l’OMS, le soutien d’ECHO et l’engagement des autorités locales, il devient possible de renforcer les systèmes de santé, de former durablement les équipes et de protéger davantage d’enfants de la malnutrition aiguë.

Source: africa24tv.com

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