À Barcelone, lors du congrès de l’European Respiratory Society (ERS) 2025, Bedfont® a mis en lumière une idée simple mais importante : mieux écouter le souffle peut aider à mieux accompagner les personnes vivant avec un asthme, une BPCO ou une dépendance au tabac. Le fabricant britannique, présent depuis plus de cinquante ans dans l’analyse de l’air expiré, y a présenté le NObreath®, dédié à la mesure du FeNO, et la gamme Smokerlyzer®, qui mesure le monoxyde de carbone expiré.
Au-delà de la démonstration de matériel, la présence de Bedfont® au plus grand rendez-vous international de médecine respiratoire illustre une évolution concrète des soins : les données recueillies au cabinet, à l’hôpital ou dans le cadre d’une étude clinique peuvent éclairer le dialogue entre patients, soignants et chercheurs. En 2026, ce rapprochement entre technologie non invasive, pratique de terrain et recherche clinique mérite d’être compris sans jargon. 🌬️
Bedfont® à l’ERS : la surveillance respiratoire au cœur de la recherche clinique
Le congrès annuel de l’ERS rassemble habituellement près de 20 000 cliniciens, chercheurs, soignants et acteurs de l’industrie. L’édition organisée à Barcelone du 5 au 9 septembre 2025 avait pour fil conducteur l’idée d’une meilleure respiration construite ensemble, grâce au partenariat entre patients, cliniciens et équipes de recherche. Cette formule peut sembler institutionnelle, mais elle correspond à une réalité très concrète : une donnée utile n’a de valeur que si elle est comprise, bien recueillie et replacée dans l’histoire de la personne.
Bedfont® Scientific Limited s’est inscrit dans cette dynamique en rencontrant les professionnels présents au congrès. L’entreprise, connue pour ses dispositifs d’analyse respiratoire, ne présentait pas seulement des appareils. Elle cherchait aussi à développer des échanges avec des équipes de recherche clinique et avec des partenaires de distribution. Pour un patient, ces démarches peuvent paraître éloignées du quotidien. Pourtant, elles participent à ce qui rend un examen disponible, correctement expliqué et utilisé dans de bonnes conditions.
Dans les soins respiratoires, il n’existe pas de chiffre magique qui résume à lui seul l’état de santé. Une gêne à l’effort, une toux nocturne, la fréquence d’utilisation d’un inhalateur ou l’exposition au tabac sont autant d’éléments qui comptent. Les mesures du souffle viennent compléter ce tableau. Elles peuvent aider le professionnel à poser les bonnes questions et à suivre l’évolution d’une situation, sans remplacer l’examen clinique ni le ressenti du patient.
Pourquoi les congrès respiratoires comptent pour les soins de demain
Un congrès comme l’ERS permet de confronter les pratiques. Les médecins partagent des résultats d’études. Les infirmiers respiratoires décrivent ce qui facilite, ou au contraire complique, l’accompagnement des patients. Les chercheurs discutent des méthodes de recueil des données. Les fabricants peuvent entendre les besoins réels du terrain. Ce dialogue est essentiel, car un outil très performant sur le papier doit aussi être simple à employer lors d’une consultation souvent courte et parfois chargée d’émotion.
Prenons l’exemple fictif de Nadia, 42 ans, suivie pour un asthme mal contrôlé. Elle explique qu’elle tousse davantage depuis quelques semaines et utilise plus souvent son traitement de secours. Avant de modifier quoi que ce soit, le professionnel doit vérifier plusieurs points : la technique d’inhalation, l’exposition à des irritants, une éventuelle infection, l’observance du traitement et les marqueurs respiratoires disponibles. Une mesure réalisée correctement peut alors apporter un repère supplémentaire. Elle ne décide jamais seule, mais elle peut rendre l’échange plus précis.
- 🩺 Pour les patients : mieux comprendre ce qui est évalué et pourquoi.
- 🔬 Pour les chercheurs : recueillir des données comparables dans des études bien encadrées.
- 👩‍⚕️ Pour les soignants : disposer d’informations rapides, non invasives et exploitables dans le suivi.
- 🌍 Pour les réseaux de soins : favoriser des pratiques plus cohérentes d’un lieu de prise en charge à l’autre.
Cette logique rejoint les réflexions autour d’une collaboration territoriale en santé. À Marseille comme ailleurs, la qualité du parcours dépend souvent de la circulation des informations entre médecin traitant, pneumologue, infirmier, pharmacien et patient. Un dispositif médical ne remplace pas ce réseau humain. Il peut toutefois devenir un point d’appui lorsque chacun sait ce que la mesure signifie et quelles limites elle présente.
Au stand R.19, accessible du 6 au 9 septembre, Bedfont® proposait ainsi de découvrir ses solutions et d’échanger avec ses équipes. La présence annoncée de Carol Stonham MBE, infirmière respiratoire et responsable clinique reconnue, donnait une place particulière à la réalité des soins. Son regard rappelle que la technique doit rester au service d’une personne, pas l’inverse. Une bonne mesure respiratoire commence toujours par une bonne écoute.

NObreath® et mesure du FeNO : comprendre l’inflammation des voies respiratoires
Le NObreath® est un appareil qui mesure le FeNO, ou monoxyde d’azote expiré fractionné. Derrière ce nom technique se cache un examen généralement simple : la personne expire dans un embout selon une consigne précise, puis l’appareil fournit une valeur. Cette donnée peut participer à l’évaluation d’une inflammation dite éosinophilique des voies aériennes, fréquemment impliquée dans certaines formes d’asthme.
Le geste est non invasif. Il ne nécessite ni prise de sang ni acte douloureux. Pour l’enfant comme pour l’adulte, cet aspect peut faire une vraie différence. Un examen mieux accepté est souvent un examen plus facile à répéter, ce qui aide le professionnel à comparer les résultats dans le temps. Il faut néanmoins rester prudent : un chiffre de FeNO ne permet pas, à lui seul, de diagnostiquer un asthme ou de changer un traitement.
Un résultat utile seulement s’il est replacé dans son contexte
Le FeNO peut varier selon plusieurs facteurs. L’âge, le tabagisme, une allergie, certaines infections récentes, le traitement inhalé ou encore les conditions de réalisation sont susceptibles d’influencer la lecture. C’est pourquoi les recommandations citées pour le NObreath®, notamment celles liées aux références BTS/NICE/SIGN, ATS et ERS, insistent sur une utilisation structurée. Le respect d’une procédure commune permet d’obtenir une mesure plus fiable et plus comparable.
Dans la pratique, l’infirmier ou le professionnel qui accompagne le test peut faire toute la différence. Il explique calmement la manœuvre, vérifie que la personne est confortable, reformule si nécessaire et note les éléments utiles au dossier. Il ne s’agit pas de transformer la consultation en épreuve technique. Il s’agit de donner au patient les moyens de réussir un geste simple et de comprendre ce qui est mesuré.
| Repère clinique | Ce que le FeNO peut apporter | Ce qu’il ne permet pas d’affirmer seul |
|---|---|---|
| 🌬️ Symptômes d’asthme | Un indice complémentaire sur certains profils inflammatoires | Le diagnostic complet d’asthme |
| 💊 Suivi d’un traitement inhalé | Une aide à la discussion sur l’adhésion et l’évolution | La décision automatique de modifier une prescription |
| 🧒 Suivi pédiatrique | Une mesure non invasive adaptée si l’enfant réalise bien la manœuvre | Une interprétation sans l’avis d’un professionnel |
| 🔬 Recherche clinique | Une donnée standardisable pour comparer des groupes suivis | Une preuve isolée valable pour tous les patients |
Le sujet est particulièrement utile lorsque les symptômes et les habitudes de traitement semblent difficiles à démêler. Une surutilisation d’inhalateurs de secours doit par exemple toujours inciter à refaire le point avec un professionnel. Elle peut traduire un mauvais contrôle, une mauvaise technique, une exposition persistante à un déclencheur ou un autre problème respiratoire. Des repères sont disponibles sur la surutilisation des inhalateurs dans l’asthme, sans jamais remplacer un rendez-vous médical.
Pour les études cliniques, le NObreath® intéresse les équipes qui souhaitent suivre un marqueur respiratoire sans imposer des examens lourds à chaque visite. Si le protocole est solide, les conditions de mesure harmonisées et les résultats interprétés avec prudence, ce type de donnée peut enrichir les connaissances sur les traitements et les parcours de soins. Cela demande du temps, de la rigueur et un consentement clair des participants.
Une personne qui se présente pour un test peut retenir trois choses : respirer comme demandé, signaler les traitements pris et poser ses questions. Rien ne sert de chercher à “bien” ou “mal” réussir un résultat. Le résultat n’est pas une note : c’est un élément de dialogue pour mieux adapter l’accompagnement.
Smokerlyzer® : mesurer le monoxyde de carbone pour accompagner l’arrêt du tabac
La gamme Smokerlyzer® s’appuie sur la mesure du monoxyde de carbone expiré, souvent appelé CO expiré. Le monoxyde de carbone est un gaz produit lors de la combustion du tabac. Après inhalation, il passe dans le sang et prend temporairement la place d’une partie de l’oxygène sur l’hémoglobine. Mesurer le CO dans l’air expiré permet donc d’obtenir un repère objectif sur une exposition récente à la fumée.
Dans l’accompagnement au sevrage tabagique, cet outil peut rendre visible un phénomène qui ne se voit pas. Il ne juge pas la personne. Il ne résume pas non plus son parcours. Il aide à créer une discussion concrète : qu’est-ce qui a été difficile cette semaine ? Quelles situations ont favorisé une reprise ? Quel soutien serait utile maintenant ? Cette approche est plus respectueuse et souvent plus efficace qu’un discours culpabilisant.
Un chiffre qui peut soutenir la motivation sans devenir une pression
Imaginons Marc, 57 ans, qui fume depuis l’adolescence et tente d’arrêter après un épisode de bronchite. Lors d’un rendez-vous, la mesure de CO est plus basse que lors de la visite précédente. Ce résultat peut être l’occasion de reconnaître ses efforts et d’identifier ce qui a aidé : éviter les pauses cigarette avec certains collègues, utiliser un traitement de substitution, parler de ses envies plutôt que les subir seul. Si le chiffre remonte, le même outil doit servir à comprendre, pas à blâmer.
Le CO expiré n’est pas spécifique au tabac. L’exposition à d’autres fumées ou à une combustion mal ventilée peut également influencer la mesure. C’est un point important, notamment à domicile. Un chauffage défectueux ou un appareil de combustion mal entretenu peut exposer au monoxyde de carbone et nécessite une réaction rapide. En cas de maux de tête, nausées, malaise ou fatigue inhabituelle touchant plusieurs personnes dans un même logement, il faut contacter les secours et sortir dans un lieu aéré selon les consignes des autorités.
Dans un cadre de prévention, la mesure peut aussi servir à expliquer un fait souvent méconnu : dès les premières heures sans cigarette, l’organisme commence à éliminer le monoxyde de carbone. Cette amélioration ne règle pas à elle seule la dépendance, qui comporte des dimensions physiques, émotionnelles et sociales. Elle donne néanmoins un repère encourageant. Pour beaucoup, voir une évolution mesurable rend le chemin plus concret.
- 🚠Demandez une explication sur la mesure avant de souffler dans l’appareil.
- 🗣️ Signalez toute exposition récente à la fumée ou à une combustion inhabituelle.
- 📅 Comparez les résultats dans le temps avec le même professionnel lorsque cela est possible.
- 🤝 Utilisez le résultat pour définir une petite étape réaliste, pas pour exiger une perfection immédiate.
Les professionnels de proximité ont ici un rôle précieux. Une infirmière, un médecin, un pharmacien ou un tabacologue peut repérer la fatigue du sevrage, écouter les difficultés et orienter vers les aides adaptées. Les rechutes font parfois partie du parcours. Elles ne doivent pas effacer les progrès réalisés ni empêcher de reprendre un accompagnement.
La surveillance respiratoire ne se limite donc pas aux maladies déjà diagnostiquées. Elle peut soutenir une prévention active, fondée sur des éléments visibles et des objectifs atteignables. Un appareil de mesure est utile lorsqu’il nourrit la confiance, l’information et le lien avec le soignant.
Recherche clinique respiratoire : des données fiables pour des soins plus proches du terrain
La recherche clinique peut sembler réservée aux laboratoires ou aux grands hôpitaux. Pourtant, elle repose aussi sur des situations très quotidiennes : suivre l’évolution des symptômes, comparer des stratégies de prise en charge, vérifier la tolérance d’un traitement ou observer l’intérêt d’un outil de mesure. Quand Bedfont® indique vouloir renforcer ses liens avec les équipes de recherche, l’enjeu est de permettre à ses solutions respiratoires d’être évaluées dans des protocoles clairs et dans des contextes de soins réels.
Un dispositif n’améliore pas automatiquement la qualité des soins parce qu’il est récent ou rapide. Il doit montrer qu’il fournit des mesures reproductibles, que les utilisateurs peuvent être formés simplement et que les résultats aident réellement à prendre de meilleures décisions. La recherche clinique sert précisément à répondre à ces questions. Elle distingue une promesse technique d’un bénéfice pertinent pour les patients.
De la mesure au parcours de soins : une méthode qui protège les participants
Une étude bien conduite définit à l’avance qui peut participer, quelles informations seront recueillies, comment les données seront protégées et ce que les résultats permettront, ou non, de conclure. Les participants reçoivent une information compréhensible et donnent leur consentement libre. Ils peuvent poser des questions. Ils conservent également le droit de se retirer, selon les modalités prévues, sans que cela remette en cause leur accès aux soins.
Dans le domaine respiratoire, l’intérêt des outils non invasifs est évident. Ils peuvent réduire la charge liée aux évaluations répétées, surtout chez les enfants, les personnes âgées ou celles qui vivent loin d’un centre spécialisé. Mais la simplicité apparente ne doit pas conduire à négliger la formation. Une expiration réalisée trop vite, une consigne mal comprise ou un entretien insuffisant de l’équipement peuvent modifier la qualité de l’information recueillie.
La présence de Hannah Vince-Drew, responsable des partenariats de recherche clinique chez Bedfont®, au stand de l’ERS allait dans ce sens : dialoguer avec des équipes susceptibles d’utiliser les dispositifs dans des études ou des projets structurés. Aux côtés de Carol Stonham MBE, la discussion pouvait réunir deux exigences complémentaires : la rigueur des données et leur utilité dans le soin quotidien. C’est cette rencontre qui évite que la technologie reste déconnectée des réalités vécues.
Dans un territoire comme Marseille, les parcours respiratoires sont très variés. Certains patients sont suivis dans de grands établissements, d’autres par leur médecin traitant et des professionnels libéraux. Certains rencontrent des difficultés de déplacement ou vivent avec plusieurs maladies chroniques. Une meilleure organisation de la santé ne dépend pas uniquement du matériel disponible ; elle dépend aussi de l’accès à l’information, de la coordination et de la confiance.
Les résultats issus de la recherche ne doivent pas être présentés comme des certitudes immédiates. Une étude peut ouvrir une piste, tandis que plusieurs travaux cohérents, analysés avec recul, permettent progressivement de faire évoluer les recommandations. Cette prudence est rassurante : elle montre que les décisions ne reposent pas sur une seule observation ou sur une démonstration isolée lors d’un congrès.
Pour les personnes sollicitées dans le cadre d’une recherche, quelques questions simples sont toujours légitimes : quel est l’objectif de l’étude ? Quels examens sont prévus ? Quelles données seront conservées ? Qui contacter en cas de doute ? Cette vigilance protège l’autonomie de chacun. La recherche clinique utile est celle qui avance avec les participants, jamais à leur place.
Surveillance respiratoire à domicile et rôle des soignants dans l’accompagnement
La présentation de solutions comme NObreath® et Smokerlyzer® à l’ERS rappelle que la santé respiratoire ne se joue pas seulement lors d’une consultation spécialisée. Elle se construit aussi à domicile : dans la manière d’utiliser un inhalateur, d’aérer un logement, de reconnaître une aggravation ou de demander de l’aide au bon moment. Les appareils de mesure peuvent parfois entrer dans un parcours de proximité, mais ils ne doivent jamais donner l’illusion qu’une personne doit se débrouiller seule face à ses symptômes.
Un infirmier à domicile peut notamment observer des détails que les examens ponctuels ne montrent pas toujours. La fatigue pour monter quelques marches, l’essoufflement lors de la toilette, une mauvaise compréhension du traitement ou la présence de fumée dans l’environnement sont des informations précieuses. Ce regard n’est pas un diagnostic. Il permet de transmettre des éléments utiles au médecin et d’aider le patient à s’organiser plus sereinement.
Des gestes simples avant de chercher une réponse technique
Lorsqu’un essoufflement nouveau apparaît, il est tentant de consulter rapidement une valeur ou de comparer son état à celui d’une autre personne. Pourtant, le premier repère reste l’évolution globale. Depuis quand la gêne est-elle présente ? Est-elle plus importante au repos ou à l’effort ? Y a-t-il de la fièvre, une douleur thoracique, des lèvres bleutées, une confusion ou une difficulté à parler ? Ces signaux doivent être rapportés rapidement à un professionnel, et certains justifient un appel aux urgences.
Pour une personne déjà suivie pour une maladie respiratoire, il est utile de conserver les coordonnées des soignants et un plan d’action adapté lorsqu’il a été établi par le médecin. Un carnet simple peut aider à noter les symptômes, les prises de traitement, les expositions inhabituelles et les questions à poser. Cette organisation évite de s’appuyer sur sa mémoire au moment d’un rendez-vous, surtout quand l’inquiétude est forte.
- 🏠Aérez régulièrement les pièces en tenant compte de la qualité de l’air extérieur.
- 💨 Vérifiez avec un soignant la technique d’utilisation de vos inhalateurs.
- 📝 Notez les changements durables : toux, réveils nocturnes, limitation à la marche, besoin accru de traitement de secours.
- 📞 Demandez conseil sans attendre si l’état se dégrade ou si le plan de soins ne suffit plus.
- 🧼 Respectez les consignes d’hygiène et d’entretien de tout embout ou équipement respiratoire utilisé.
Le matériel médical est plus utile lorsqu’il est choisi selon un besoin précis. Un appareil sophistiqué peut être peu adapté si personne n’explique son fonctionnement ou si son usage augmente l’anxiété. À l’inverse, un dispositif simple, utilisé au bon moment et intégré à un suivi, peut faciliter les échanges. Les innovations respiratoires présentées par Bedfont® trouvent ainsi leur place dans une approche globale : prévenir, mesurer quand cela est pertinent, interpréter avec le professionnel et ajuster l’accompagnement.
Le bien-être compte également. Un stress important peut donner la sensation de respirer moins bien, accélérer le souffle et renforcer l’inquiétude. Cela ne signifie pas qu’il faut attribuer automatiquement tout essoufflement au stress. Il est toujours préférable de faire vérifier un symptôme nouveau ou persistant. Mais reconnaître l’impact de la tension émotionnelle peut aider à adopter des gestes apaisants : s’asseoir, ralentir, appeler un proche ou suivre les consignes reçues.
L’élan donné à Barcelone par les échanges entre Bedfont®, chercheurs et soignants rappelle une évidence utile au quotidien : la technologie a du sens lorsqu’elle reste accessible, expliquée et reliée à une prise en charge humaine. Face au souffle, le meilleur réflexe reste d’observer, de noter et de solliciter les bons professionnels sans attendre de porter seul ses inquiétudes.
Qu’est-ce que le FeNO mesuré par le NObreath® ?
Le FeNO correspond au monoxyde d’azote expiré fractionné. Sa mesure peut apporter un repère sur certains types d’inflammation des voies aériennes, notamment dans le suivi de certains asthmes. Elle doit toujours être interprétée avec les symptômes, l’examen clinique et les autres données du dossier.
Le test FeNO est-il douloureux ?
Non. Le test repose sur une expiration contrôlée dans un embout. Il est non invasif et peut être réalisé par des adultes comme par des enfants capables de suivre les consignes données par le professionnel.
À quoi sert un Smokerlyzer® ?
Un Smokerlyzer® mesure le monoxyde de carbone dans l’air expiré. Il peut être utilisé pour objectiver une exposition récente à la fumée et soutenir l’accompagnement au sevrage tabagique, sans jugement ni culpabilisation.
Un résultat respiratoire anormal suffit-il pour modifier mon traitement ?
Non. Aucun résultat isolé ne doit conduire à modifier seul un traitement. Prenez contact avec le médecin ou le professionnel qui vous suit afin de replacer la mesure dans votre situation globale.
Quand faut-il consulter rapidement pour un essoufflement ?
Une gêne respiratoire nouvelle, qui s’aggrave, survient au repos ou s’accompagne de douleur thoracique, malaise, confusion, coloration bleutée des lèvres ou difficulté à parler nécessite un avis médical rapide. En cas de signes sévères, contactez les urgences.

