CVS Health exclut certains traitements d’Amgen et Lilly des listes de mĂ©dicaments pour lutter contre les maladies

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Les dĂ©cisions des grands groupes de santĂ© amĂ©ricains peuvent sembler lointaines, mais elles ont des consĂ©quences bien rĂ©elles sur l’accĂšs aux traitements, les coĂ»ts et la maniĂšre de soigner les maladies chroniques partout dans le monde.

Peu de temps ? VoilĂ  ce qu’il faut retenir : ⏱
✅ CVS HealthAmgen et Lilly par des alternatives moins chĂšres dans ses listes de mĂ©dicaments prĂ©fĂ©rĂ©s.
✅ Les biosimilaires et gĂ©nĂ©riques pour l’ostĂ©oporose peuvent rĂ©duire la facture de plus de 50 % par ordonnance 💾, tout en restant efficaces et encadrĂ©s.
✅ Ces choix d’une poignĂ©e d’acteurs de l’industrie pharmaceutique et des assureurs influencent fortement l’accĂšs aux soins et les politiques de santĂ©.
✅ Patients et soignants ont intĂ©rĂȘt Ă  comprendre ces changements pour dĂ©fendre leurs besoins, vĂ©rifier les alternatives et Ă©viter les ruptures de traitement ⚠.

Comprendre la décision de CVS Health : pourquoi certains traitements Amgen et Lilly sont exclus

Quand une entreprise comme CVS Health dĂ©cide d’exclure des mĂ©dicaments de marque de ses listes de mĂ©dicaments prĂ©fĂ©rĂ©s, il ne s’agit pas d’un simple ajustement comptable. C’est un vĂ©ritable changement de cap dans la maniĂšre de soigner des maladies chroniques comme l’ostĂ©oporose, avec des rĂ©percussions sur des millions de patients.

ConcrĂštement, l’unitĂ© de gestion des prestations pharmaceutiques de CVS, Caremark, a annoncĂ© que certains traitements d’Amgen et de Lilly pour les maladies osseuses seraient remplacĂ©s par des alternatives moins onĂ©reuses Ă  partir du 1er avril. Les mĂ©dicaments ciblĂ©s sont notamment Prolia (Amgen), utilisĂ© pour l’ostĂ©oporose et d’autres atteintes osseuses, et Forteo (Lilly), souvent prescrit pour rĂ©duire le risque de fractures chez les personnes Ă  haut risque.

À la place, Caremark met en avant des versions biosimilaires de Prolia, comme Ospomyv (commercialisĂ© par Cordavis, une filiale de CVS) ou Stoboclo de Celltrion, ainsi que des versions gĂ©nĂ©riques de Forteo, telles que Bonsity ou Tymlos. Ces molĂ©cules visent les mĂȘmes mĂ©canismes dans l’os mais Ă  un coĂ»t bien moindre. 💊

Cette bascule n’arrive pas par hasard. Les brevets principaux de Prolia ont expirĂ© en 2025, ouvrant la porte Ă  la concurrence. Pour Forteo, les protections ont pris fin plus tĂŽt, dĂšs 2019. DĂšs que le monopole de la molĂ©cule originale tombe, des laboratoires peuvent proposer des Ă©quivalents, souvent Ă  fort rabais. Pour Caremark, l’occasion est idĂ©ale : selon CVS Health, cette stratĂ©gie pourrait rĂ©duire de plus de 50 % le coĂ»t par ordonnance par rapport aux mĂ©dicaments de marque. On parle ici de dizaines, voire de centaines d’euros Ă©conomisĂ©s chaque mois pour certains rĂ©gimes d’assurance maladie.

Le contexte Ă©conomique n’est pas neutre. Prolia a gĂ©nĂ©rĂ© environ 4,4 milliards de dollars de ventes mondiales en 2025 pour Amgen, ce qui montre Ă  quel point ces traitements sont largement prescrits et stratĂ©giques dans l’industrie pharmaceutique. En dĂ©cidant de privilĂ©gier les biosimilaires, CVS Health envoie un signal fort : la prioritĂ© affichĂ©e est la maĂźtrise des dĂ©penses, mĂȘme si cela implique de relĂ©guer des mĂ©dicaments historiques au second plan.

Pour mieux se reprĂ©senter la situation, on peut imaginer Madame R., 72 ans, suivie pour une ostĂ©oporose sĂ©vĂšre. Depuis plusieurs annĂ©es, elle reçoit un traitement par injection pour protĂ©ger ses os. Du jour au lendemain, elle apprend que son mĂ©dicament habituel ne figure plus dans la liste de son assureur, mais qu’un « Ă©quivalent » est proposĂ©. Le mĂ©decin doit alors vĂ©rifier les indications, les contre-indications, discuter des inquiĂ©tudes de la patiente, expliquer que l’efficacitĂ© et la sĂ©curitĂ© ont Ă©tĂ© Ă©valuĂ©es. Ce n’est pas juste un changement de nom sur l’ordonnance : cela touche Ă  la confiance, Ă  la peur de la fracture, au quotidien.

Cette dĂ©cision s’inscrit dans une tendance plus large, dĂ©jĂ  visible avec l’exclusion par Caremark du cĂ©lĂšbre Humira (AbbVie) de ses listes au profit de biosimilaires moins chers en 2024. Environ 96 % des patients utilisant Humira chez Caremark auraient basculĂ© vers ces alternatives. Ce prĂ©cĂ©dent a sans doute renforcĂ© la conviction de CVS Health que la bascule vers des produits moins chers est possible sans effondrement du systĂšme de soins.

Au final, cette Ă©volution montre comment des choix stratĂ©giques autour des traitements exclus pĂšsent sur la pratique mĂ©dicale et sur le vĂ©cu des patients. Comprendre ce mouvement, c’est dĂ©jĂ  mieux se prĂ©parer Ă  discuter d’éventuels changements de traitement avec son mĂ©decin ou son pharmacien.

cvs health supprime certains traitements d'amgen et lilly de ses listes de médicaments, visant à optimiser la prise en charge des maladies tout en maßtrisant les coûts.

Ce que les biosimilaires et génériques changent concrÚtement pour les patients

Pour celles et ceux qui vivent avec une ostĂ©oporose ou une autre maladie osseuse, les notions de « biosimilaire » ou de « gĂ©nĂ©rique » peuvent paraĂźtre techniques. Pourtant, ces mots ont des rĂ©percussions trĂšs concrĂštes : prix Ă  la pharmacie, renouvellement ou non du traitement, et parfois inquiĂ©tude face Ă  l’idĂ©e de changer de mĂ©dicament alors que l’équilibre semblait trouvĂ©.

Un mĂ©dicament gĂ©nĂ©rique est une copie exacte, au niveau de la substance active, d’un mĂ©dicament de rĂ©fĂ©rence dont le brevet est tombĂ©. Sa fabrication est plus simple, sa structure est petite et bien connue, ce qui facilite l’équivalence. Les gĂ©nĂ©riques de Forteo (comme Bonsity ou Tymlos) entrent dans cette catĂ©gorie : ils reprennent le mĂȘme principe actif ou un mĂ©canisme voisin et sont encadrĂ©s par des rĂšgles strictes de bioĂ©quivalence.

Les biosimilaires, eux, sont des versions trĂšs proches d’un mĂ©dicament biologique, mais jamais parfaitement identiques. Ces traitements sont produits Ă  partir de cellules vivantes, ce qui rend leur structure complexe. On ne peut donc pas obtenir une copie 100 % photocopiĂ©e, mais une molĂ©cule « hautement similaire » sur le plan clinique. C’est le cas des alternatives Ă  Prolia : Ospomyv ou Stoboclo doivent dĂ©montrer qu’elles offrent la mĂȘme efficacitĂ© et une sĂ©curitĂ© comparable dans les indications visĂ©es.

Pour les patients, les impacts se ressentent sur plusieurs plans :

  • đŸ’¶ Le coĂ»t Ă  charge : moins le mĂ©dicament est cher pour le rĂ©gime d’assurance maladie, plus il est facile de limiter le reste Ă  payer pour le patient, voire d’obtenir un meilleur remboursement.
  • đŸ§Ÿ La continuitĂ© de traitement : un changement de produit peut ĂȘtre source de stress, surtout pour les personnes dĂ©jĂ  fragiles. Il faut du temps pour expliquer, rassurer, rĂ©pondre aux questions.
  • đŸ©ș Le suivi mĂ©dical : le mĂ©decin doit vĂ©rifier qu’il n’y a pas de spĂ©cificitĂ©s particuliĂšres (allergies, comorbiditĂ©s, antĂ©cĂ©dents), et organiser, si besoin, une surveillance accrue lors des premiĂšres injections avec le nouveau produit.
  • 📩 Le risque de rupture : multiplier les fournisseurs peut parfois limiter les pĂ©nuries, mais une mauvaise coordination peut aussi compliquer l’approvisionnement en pharmacie.

Un exemple frĂ©quent : une personne traitĂ©e pour ostĂ©oporose depuis plusieurs annĂ©es, qui a dĂ©jĂ  vĂ©cu une fracture de hanche, a trĂšs peur de revivre cette Ă©preuve. Le traitement actuel lui a permis de reprendre une certaine autonomie. Apprendre qu’il faut passer Ă  un biosimilaire peut raviver cette peur. C’est lĂ  que la pĂ©dagogie de l’équipe soignante est essentielle : expliquer que les autoritĂ©s de santĂ© n’autorisent pas ces mĂ©dicaments Ă  la lĂ©gĂšre, que l’objectif est de maintenir le mĂȘme niveau de protection voire d’amĂ©liorer l’accĂšs aux soins pour un plus grand nombre, grĂące Ă  la baisse des prix.

Pour les soignants, ces transitions demandent du temps d’écoute. Dans beaucoup de pays, les Ă©tudes montrent que l’adhĂ©sion des patients aux biosimilaires est bien meilleure lorsqu’ils ont reçu une explication claire, plutĂŽt que d’apprendre le changement au comptoir de la pharmacie. Des ressources comme les dossiers sur l’ostĂ©oporose et la prĂ©vention des fractures, par exemple dans un article sur le risque d’ostĂ©oporose Ă©valuĂ© par prise de sang, peuvent aussi aider Ă  poser les bases.

En arriĂšre-plan, ces choix de bascule vers biosimilaires et gĂ©nĂ©riques participent Ă  une meilleure soutenabilitĂ© des systĂšmes de santĂ©. Quand CVS Health annonce 1,5 milliard de dollars d’économies brutes pour ses clients grĂące Ă  sa stratĂ©gie biosimilaire, cela signifie que ces ressources peuvent ĂȘtre mobilisĂ©es ailleurs : nouvelles thĂ©rapies, prĂ©vention, accompagnement des personnes ĂągĂ©es. La question est de savoir comment cet argent est rĂ©ellement rĂ©investi et si les patients en voient les bĂ©nĂ©fices au quotidien.

L’essentiel Ă  garder en tĂȘte est que ces nouvelles options ne sont pas des « mĂ©dicaments au rabais », mais des outils pour concilier qualitĂ© de soin et contraintes Ă©conomiques, Ă  condition que l’information circule bien entre mĂ©decins, pharmaciens et patients.

Cette vidéo peut aider à visualiser de maniÚre simple ce que signifient biosimilaires et génériques dans le parcours de soin.

Le rÎle des gestionnaires de prestations pharmaceutiques : des intermédiaires qui pÚsent lourd

DerriÚre la décision de CVS Health se cache une mécanique complexe : celle des gestionnaires de prestations pharmaceutiques, aussi appelés PBM (Pharmacy Benefit Managers). Ces acteurs agissent comme des courroies de transmission entre les laboratoires, les assureurs, les employeurs et les pharmacies. Pourtant, pour la plupart des patients, leur rÎle reste flou.

Les PBM ont plusieurs missions essentielles :

  • 📊 NĂ©gocier les prix avec les laboratoires pour obtenir des remises et des rabais sur les mĂ©dicaments.
  • 📋 Élaborer les listes de mĂ©dicaments remboursĂ©s ou privilĂ©giĂ©s par les contrats d’assurance maladie.
  • 🏩 GĂ©rer les remboursements aux pharmacies pour les ordonnances dĂ©livrĂ©es aux patients.

Trois grands acteurs dominent ce marchĂ© aux États-Unis : Caremark (CVS Health), Express Scripts (Cigna) et Optum Rx (UnitedHealth Group). Ensemble, ils contrĂŽlent environ 80 % du marchĂ© des mĂ©dicaments sur ordonnance. Autrement dit, une poignĂ©e de structures privĂ©es ont un pouvoir immense sur le type de traitements rĂ©ellement accessibles aux patients.

Lorsque Caremark dĂ©cide que Prolia ou Forteo ne seront plus des options prĂ©fĂ©rĂ©es, tout un ensemble de rĂ©gimes d’assurance dĂ©pendant de ces dĂ©cisions suivent cette orientation. Les mĂ©decins peuvent toujours prescrire les mĂ©dicaments de marque, mais le reste Ă  charge peut devenir dissuasif pour les patients. Cette pression financiĂšre oriente donc, de fait, les pratiques mĂ©dicales.

Cette logique Ă©conomique se comprend dans un contexte de hausse continue des dĂ©penses de santĂ©. Les prix de nombreux mĂ©dicaments innovants ont explosĂ© au cours de la derniĂšre dĂ©cennie. Les PBM se positionnent comme des « gardiens » chargĂ©s de contenir ces dĂ©penses en nĂ©gociant ferme avec l’industrie pharmaceutique. Mais cette position de force soulĂšve aussi des questions d’éthique et de transparence : qui profite rĂ©ellement des remises nĂ©gociĂ©es ? Les patients en voient-ils la couleur sur leurs factures ?

Pour illustrer cette dynamique, on peut imaginer une grande entreprise amĂ©ricaine qui propose une couverture santĂ© Ă  ses salariĂ©s. Elle confie Ă  un PBM la nĂ©gociation de son panier de mĂ©dicaments. Le PBM promet des Ă©conomies massives en Ă©change d’une plus grande flexibilitĂ© sur les mĂ©dicaments remboursĂ©s. À l’arrivĂ©e, les salariĂ©s voient certains de leurs traitements habituels disparaĂźtre des listes, remplacĂ©s par des alternatives. Sur le papier, les coĂ»ts baissent. Dans la rĂ©alitĂ©, certains patients se sentent dĂ©possĂ©dĂ©s de leur choix, voire perdent confiance dans le systĂšme.

Ce type de problĂ©matique se retrouve, sous d’autres formes, dans de nombreux pays. Les dĂ©bats sur la rĂ©gulation des prix, sur l’équitĂ© des systĂšmes de remboursement, sur la juste place des acteurs privĂ©s, sont de plus en plus vifs. Sur des plateformes spĂ©cialisĂ©es, ces enjeux sont rĂ©guliĂšrement abordĂ©s, par exemple dans des dossiers consacrĂ©s aux dĂ©fis liĂ©s aux inĂ©galitĂ©s de santĂ© ou aux rĂ©formes des systĂšmes de soins.

Face à cette complexité, un bon réflexe pour les patients est de ne pas rester seuls. En cas de changement imposé de médicament, il est possible de :

  1. đŸ—Łïž Parler avec son mĂ©decin pour comprendre les raisons du changement et vĂ©rifier la pertinence dans sa situation personnelle.
  2. 💬 Échanger avec le pharmacien, qui connaĂźt les alternatives disponibles et peut expliquer les diffĂ©rences pratiques (mode d’injection, conservation, frĂ©quence).
  3. 📑 Contacter son assurance pour vĂ©rifier les modalitĂ©s de prise en charge et demander, si besoin, une dĂ©rogation dans certains cas particuliers.

En gardant ces leviers en tĂȘte, patients et soignants peuvent mieux naviguer dans un systĂšme oĂč des dĂ©cisions lointaines ont des rĂ©percussions trĂšs proches du quotidien.

Une ressource vidéo pédagogique peut aussi aider à démystifier le fonctionnement des PBM et leur impact sur le prix des médicaments.

Impact sur l’accĂšs aux soins et les inĂ©galitĂ©s de santĂ©

DerriĂšre les chiffres d’économies et les annonces de changement de mĂ©dicaments se cache une question majeure : ces dĂ©cisions amĂ©liorent-elles rĂ©ellement l’accĂšs aux soins ou risquent-elles au contraire d’accentuer les inĂ©galitĂ©s ? C’est un enjeu central pour les patients fragiles, les personnes ĂągĂ©es ou celles vivant avec plusieurs maladies chroniques.

En thĂ©orie, favoriser des options moins coĂ»teuses permet de soigner davantage de monde pour un budget donnĂ©. Si chaque ordonnance pour l’ostĂ©oporose coĂ»te deux fois moins cher, l’assurance maladie peut potentiellement financer d’autres prises en charge : kinĂ©sithĂ©rapie, examens, soutien Ă  domicile. C’est le scĂ©nario optimiste, dans lequel l’économie rĂ©alisĂ©e est rĂ©investie dans la santĂ©.

Dans la pratique, les choses sont plus nuancées. Certains patients se retrouvent confrontés à :

  • ⚠ Des ruptures de traitement lorsqu’ils ne comprennent pas ou n’acceptent pas le changement de mĂ©dicament.
  • đŸ€Ż Une confusion mĂ©dicamenteuse : nouveaux noms, conditionnements diffĂ©rents, risques d’erreur chez les personnes polymĂ©diquĂ©es.
  • đŸšȘ Des obstacles administratifs s’ils souhaitent conserver l’ancien traitement (demandes de dĂ©rogation, formulaires, dĂ©lais).

Pour une personne ĂągĂ©e vivant seule, jongler entre plusieurs changements de boĂźtes peut rapidement devenir source de stress. Et l’on sait que la mauvaise observance des traitements augmente le risque de fracture, d’hospitalisation, de perte d’autonomie. Les dĂ©cisions de l’industrie pharmaceutique et des grands gestionnaires se rĂ©percutent donc, trĂšs concrĂštement, sur la vie au quotidien.

Au-delĂ  de l’exemple amĂ©ricain, ces enjeux font Ă©cho Ă  un dĂ©bat plus large sur la justice sociale en santĂ©. Qui a rĂ©ellement accĂšs aux meilleurs traitements ? Comment Ă©viter que le statut socio-Ă©conomique ne devienne la clĂ© d’entrĂ©e vers certains mĂ©dicaments plus rĂ©cents ? Des analyses rĂ©centes sur l’équitĂ© en santĂ© et les inĂ©galitĂ©s d’accĂšs montrent que la maniĂšre dont sont conçues les politiques de remboursement et de protection sociale joue un rĂŽle dĂ©terminant.

Un tableau permet de résumer les enjeux principaux pour les patients :

Enjeu pour le patient 💡 Risque potentiel ⚠ Levier d’action possible đŸ’Ș
Comprendre le nouveau traitement IncomprĂ©hension, arrĂȘt du traitement, anxiĂ©tĂ© 😟 Demander une explication claire au mĂ©decin et au pharmacien
Maintenir l’observance Oubli ou confusion entre plusieurs boütes 💊 Utiliser un pilulier, noter les prises, impliquer un proche
Limiter le reste Ă  charge Renoncement aux soins pour raisons financiĂšres 💾 VĂ©rifier les options remboursĂ©es, demander un devis Ă  la pharmacie
Rester acteur de son parcours Sentiment de subir les dĂ©cisions du systĂšme đŸ§± Poser des questions, demander un deuxiĂšme avis si besoin

Ces enjeux s’inscrivent dans une rĂ©flexion mondiale sur la façon d’organiser les politiques de santĂ©. Crises sanitaires, vieillissement de la population, montĂ©e des maladies chroniques : partout, les systĂšmes cherchent un Ă©quilibre entre soutenabilitĂ© financiĂšre et qualitĂ© de soins. Certaines analyses pointent la nĂ©cessitĂ© de revoir en profondeur l’organisation des remboursements et des prioritĂ©s, comme le montrent des travaux sur le rĂ©examen des systĂšmes de santĂ©.

Au niveau individuel, la meilleure arme reste l’information. Plus une personne connaĂźt les grandes lignes de ces mĂ©canismes, plus elle est en mesure de repĂ©rer les situations injustes et de demander de l’aide. Le risque d’inĂ©galitĂ©s est rĂ©el, mais il peut ĂȘtre limitĂ© si soignants, patients et proches travaillent ensemble pour garder le sens du soin au centre des dĂ©cisions.

Comment patients et soignants peuvent s’adapter à ces traitements exclus des listes

Face aux traitements exclus de certaines listes de mĂ©dicaments prĂ©fĂ©rĂ©s, l’enjeu n’est pas seulement de subir ou non la dĂ©cision, mais de trouver des façons concrĂštes de s’y adapter. Patients, aidants et professionnels de santĂ© ont chacun un rĂŽle Ă  jouer pour limiter les effets nĂ©gatifs et tirer parti des opportunitĂ©s rĂ©elles que reprĂ©sentent parfois les biosimilaires et gĂ©nĂ©riques.

Pour les personnes concernées par un changement de traitement, quelques réflexes peuvent vraiment faire la différence :

  • 📝 PrĂ©parer ses questions avant la consultation : « Est-ce que ce nouveau mĂ©dicament protĂšge autant mes os ? », « Quels effets secondaires dois-je surveiller ? », « Combien cela va-t-il me coĂ»ter ? ».
  • đŸ‘šâ€âš•ïž VĂ©rifier la cohĂ©rence globale avec ses autres traitements, surtout en cas de polymĂ©dication (cardiologie, diabĂšte, antidouleurs, etc.).
  • đŸ‘Ș Impliquer un proche lors du rendez-vous mĂ©dical ou Ă  la pharmacie, particuliĂšrement chez les personnes ĂągĂ©es ou isolĂ©es.
  • 📆 Programmer un point de suivi quelques semaines aprĂšs le changement pour faire le bilan : douleurs, tolĂ©rance, ressenti, facilitĂ© d’utilisation.

Du cĂŽtĂ© des soignants, ces dĂ©cisions imposĂ©es de l’extĂ©rieur peuvent parfois ĂȘtre vĂ©cues comme une perte de libertĂ© thĂ©rapeutique. Pourtant, elles peuvent aussi devenir des occasions de remettre Ă  plat certains traitements au long cours, de réévaluer les indications, de vĂ©rifier l’adhĂ©sion du patient. L’essentiel est de garder une approche centrĂ©e sur la personne, pas sur la molĂ©cule.

Un exemple de situation : Monsieur L., 68 ans, vit avec une ostĂ©oporose sĂ©vĂšre et une BPCO. Son traitement osseux change en raison de l’exclusion du mĂ©dicament de marque des listes. Son mĂ©decin en profite pour vĂ©rifier sa vitamine D, revoir son alimentation, discuter d’activitĂ© physique adaptĂ©e. Le pharmacien, lui, prend le temps de montrer comment conserver le nouveau produit et de rappeler l’importance de ne pas sauter d’injection. Finalement, ce changement imposĂ© devient le point de dĂ©part d’un accompagnement plus global.

Pour les aidants familiaux, souvent en premiĂšre ligne, il est utile de :

  • 📚 Noter les noms des anciens et nouveaux mĂ©dicaments pour Ă©viter toute confusion.
  • 🧠 Surveiller l’humeur de la personne aidĂ©e, car un changement de traitement peut gĂ©nĂ©rer de l’angoisse ou un sentiment de perte de contrĂŽle.
  • ☎ Ne pas hĂ©siter Ă  appeler le mĂ©decin ou le pharmacien en cas de doute sur la prise ou les effets ressentis.

Dans un paysage oĂč l’industrie pharmaceutique et les grands gestionnaires de prestations dictent une partie des rĂšgles, cette vigilance du terrain est prĂ©cieuse. Elle permet de remettre de l’humain dans des dĂ©cisions parfois trĂšs technocratiques. Sans promettre de miracle, cette organisation collective donne aux personnes concernĂ©es de meilleures chances de traverser ces transitions sans dommages.

La phrase Ă  garder en tĂȘte pourrait ĂȘtre : « Le mĂ©dicament change, mais l’objectif reste le mĂȘme : protĂ©ger la santĂ© et prĂ©server l’autonomie. » En s’appuyant sur cette boussole, il devient plus simple de traverser ces Ă©volutions avec bon sens et sĂ©rĂ©nitĂ©.

Pourquoi CVS Health remplace-t-elle des traitements d’Amgen et Lilly par des alternatives moins chùres ?

CVS Health, via sa filiale Caremark, cherche Ă  rĂ©duire le coĂ»t des traitements remboursĂ©s par les rĂ©gimes d’assurance. La fin des principaux brevets de mĂ©dicaments comme Prolia (Amgen) et Forteo (Lilly) a permis l’arrivĂ©e de biosimilaires et de gĂ©nĂ©riques beaucoup moins coĂ»teux. En les privilĂ©giant dans ses listes de mĂ©dicaments prĂ©fĂ©rĂ©s, CVS Health espĂšre diminuer les dĂ©penses de plus de 50 % par ordonnance tout en maintenant un niveau d’efficacitĂ© et de sĂ©curitĂ© comparable pour les patients.

Un biosimilaire est-il aussi efficace que le médicament de référence ?

Oui, un biosimilaire doit dĂ©montrer, dans des Ă©tudes rigoureuses, une efficacitĂ© et une sĂ©curitĂ© cliniques comparables au mĂ©dicament de rĂ©fĂ©rence. Il n’est pas identique au niveau molĂ©culaire, car il s’agit de produits issus de cellules vivantes, mais il doit ĂȘtre « hautement similaire » sans diffĂ©rence cliniquement significative. Les autoritĂ©s de santĂ© n’autorisent pas un biosimilaire s’il n’apporte pas ces garanties.

Que faire si l’ancien traitement n’est plus remboursĂ© ou devient trop cher ?

En cas de changement de remboursement ou de hausse du reste Ă  charge, il est utile d’en parler avec le mĂ©decin pour explorer les alternatives disponibles : biosimilaires, gĂ©nĂ©riques ou autres options thĂ©rapeutiques. Le pharmacien peut aussi aider Ă  comparer les coĂ»ts. Dans certains cas particuliers, une demande de dĂ©rogation peut ĂȘtre envisagĂ©e auprĂšs de l’assurance, notamment si le patient prĂ©sente des contre-indications ou des Ă©checs documentĂ©s avec les alternatives.

Comment limiter les risques de confusion lors d’un changement de mĂ©dicament ?

Pour rĂ©duire les erreurs, il est conseillĂ© de noter les noms de l’ancien et du nouveau mĂ©dicament, de vĂ©rifier la posologie et la frĂ©quence avec le mĂ©decin ou le pharmacien, et d’utiliser un pilulier ou un planning Ă©crit. Impliquer un proche peut ĂȘtre trĂšs utile, surtout pour les personnes ĂągĂ©es. En cas de doute, il ne faut pas hĂ©siter Ă  appeler la pharmacie ou le cabinet mĂ©dical avant de modifier la prise.

Ces dĂ©cisions d’exclusion de certains traitements aggravent-elles les inĂ©galitĂ©s de santĂ© ?

Elles peuvent, si elles ne sont pas accompagnĂ©es, accentuer certaines inĂ©galitĂ©s : les personnes les plus fragiles, isolĂ©es ou peu informĂ©es risquent davantage de renoncer aux soins ou de mal suivre leur traitement. Cependant, en thĂ©orie, la baisse des coĂ»ts devrait amĂ©liorer l’accĂšs global. Tout dĂ©pend de la façon dont les Ă©conomies sont rĂ©investies et de la qualitĂ© de l’accompagnement proposĂ© aux patients et aux soignants pour traverser ces changements.

Source: www.boursorama.com

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