Le calendrier vaccinal des enfants est en pleine Ă©volution et cette fois, lâimpulsion vient directement dâun mĂ©morandum prĂ©sidentiel demandant au CDC de moderniser en profondeur les recommandations dâimmunisation pĂ©diatrique.
| Peu de temps ? VoilĂ ce quâil faut retenir : |
|---|
| â Une modernisation du calendrier vaccinal vise Ă simplifier le nombre dâinjections tout en gardant une protection Ă©levĂ©e des enfants đ |
| â Le CDC rĂ©pond au mĂ©morandum prĂ©sidentiel en intĂ©grant mieux les donnĂ©es scientifiques rĂ©centes et les inĂ©galitĂ©s de santĂ© publique đ |
| â Les parents conservent le choix dâĂ©changer avec les soignants, mais les obligations vaccinales restent un outil clĂ© de prĂ©vention collective đ§© |
| â Les professionnels (mĂ©decins, infirmiers, pharmaciens) voient leur rĂŽle renforcĂ© pour accompagner la vaccination des enfants au plus prĂšs du terrain đ©ââïžđšââïž |
Modernisation du calendrier vaccinal des enfants : ce que change lâaction du CDC
La demande adressĂ©e au CDC via un mĂ©morandum prĂ©sidentiel ne se limite pas Ă un simple ajustement de dates de rappel. Elle ouvre la voie Ă une vraie modernisation du calendrier vaccinal des enfants, dans la lignĂ©e de ce qui a dĂ©jĂ Ă©tĂ© observĂ© avec les rĂ©visions rĂ©centes des calendriers en Europe ou avec la rĂ©duction du nombre de vaccins recommandĂ©s pour les plus jeunes aux Ătats-Unis. đŻ
Lâobjectif central est double : simplifier la vie des familles et des soignants, tout en garantissant une prĂ©vention solide contre les infections graves. Cette rĂ©organisation passe notamment par lâintroduction ou la gĂ©nĂ©ralisation de vaccins combinĂ©s, qui permettent de protĂ©ger contre plusieurs maladies avec une seule injection. Pour un nourrisson comme Lina, 4 mois, cela signifie moins de passages au cabinet mĂ©dical, moins de piqĂ»res, mais un niveau dâimmunisation toujours Ă©levĂ©.
Les nouvelles recommandations du CDC sâinspirent aussi des calendriers dĂ©jĂ actualisĂ©s, comme ceux oĂč, depuis 2025, des vaccins contre les mĂ©ningocoques sont devenus obligatoires chez lâenfant ou massivement recommandĂ©s chez lâadolescent. Ces changements tĂ©moignent dâun mĂȘme mouvement : adapter les politiques de santĂ© publique Ă lâĂ©volution des agents infectieux, aux rĂ©sistances, mais aussi aux enjeux sociaux. đ
Un autre volet important concerne la clarification entre vaccins obligatoires et vaccins recommandés. Le mémorandum demande au CDC de rendre cette frontiÚre plus lisible pour le grand public, afin que les parents sachent exactement ce qui relÚve de la protection collective indispensable et ce qui constitue un plus, conseillé en fonction du contexte (maladies chroniques, voyages, foyer avec nouveau-né, etc.).
Dans ce travail, les autoritĂ©s sanitaires amĂ©ricaines observent de prĂšs ce qui se fait ailleurs, que ce soit Ă travers les calendriers mis Ă jour chaque annĂ©e par les ministĂšres de la SantĂ©, ou via des outils pĂ©dagogiques comme les guides destinĂ©s aux soignants, Ă lâimage des ressources pratiques proposĂ©es sur certains sites professionnels. Cette circulation des bonnes pratiques contribue Ă un alignement progressif des grandes lignes de la vaccination pĂ©diatrique dans les pays Ă haut niveau de soins.
Cette modernisation sâinscrit enfin dans un contexte politique animĂ©, oĂč la gestion de la santĂ© publique et des campagnes vaccinales est souvent au cĆur des dĂ©bats, comme on a pu le voir avec les prises de position mĂ©diatisĂ©es autour de la gouvernance sanitaire ou des nominations Ă la tĂȘte dâagences fĂ©dĂ©rales, parfois contestĂ©es ou remaniĂ©es, comme lâillustre lâaffaire Ă©voquant la mise Ă lâĂ©cart de responsables au sein du CDC. Ces tensions rappellent que la confiance est un pilier aussi important que la science.
En résumé, la réponse du CDC au mémorandum présidentiel vise à construire un calendrier plus lisible, plus efficace, et mieux aligné sur les réalités du terrain, sans perdre de vue le quotidien des familles.

Une articulation renforcée entre science, terrain et politiques de santé
Pour bĂątir ce nouveau calendrier, le CDC croise plusieurs types de donnĂ©es : Ă©tudes cliniques, surveillance Ă©pidĂ©miologique, retours des pĂ©diatres et des infirmiers, mais aussi attentes exprimĂ©es par les familles. Il sâagit dâĂ©viter un calendrier conçu uniquement « dâen haut », dĂ©connectĂ© du vĂ©cu rĂ©el, comme les contraintes professionnelles des parents ou la difficultĂ© Ă obtenir un rendez-vous dans certains territoires.
Les dĂ©bats politiques rĂ©cents autour des vaccins COVID, des nouvelles thĂ©rapeutiques contre le cancer ou des modĂšles dâorganisation du systĂšme de soins ont montrĂ© Ă quel point les citoyens attendent transparence et cohĂ©rence. Des analyses comme celles proposĂ©es sur les liens entre vaccins COVID et thĂ©rapies innovantes illustrent bien cette nĂ©cessitĂ© de dĂ©crypter les dĂ©cisions de haut niveau pour les rendre comprĂ©hensibles au grand public.
Le calendrier renouvelĂ© devient alors un outil concret : il incarne ces politiques de santĂ© dans la vraie vie des parents, au-delĂ des discours. Le dĂ©fi est de taille, mais il ouvre la voie Ă une vision plus intĂ©grĂ©e de la prĂ©vention, oĂč la vaccination sâarticule avec lâalimentation, le suivi du dĂ©veloppement de lâenfant et le soutien aux familles fragilisĂ©es.
Cette premiĂšre Ă©volution pose les bases de toutes les autres : sans un calendrier clair, cohĂ©rent et crĂ©dible, difficile de parler dâadhĂ©sion ou de confiance durable.
Les grandes priorités de santé publique derriÚre le nouveau calendrier vaccinal
DerriĂšre chaque ligne du calendrier vaccinal, il y a une stratĂ©gie globale de santĂ© publique. Lâactualisation portĂ©e par le CDC Ă la suite du mĂ©morandum prĂ©sidentiel rĂ©pond Ă plusieurs prioritĂ©s : protĂ©ger les plus vulnĂ©rables, Ă©viter le retour de maladies que lâon croyait disparues, rĂ©duire les inĂ©galitĂ©s dâaccĂšs aux soins et simplifier les parcours de vaccination. đ±
Les derniĂšres annĂ©es ont rappelĂ© que certaines infections que lâon pensait contrĂŽlĂ©es, comme la rougeole, peuvent rĂ©apparaĂźtre lorsquâune partie de la population nâest plus correctement vaccinĂ©e. Cette situation est aggravĂ©e dans les zones dĂ©jĂ fragilisĂ©es, oĂč les inĂ©galitĂ©s de santĂ© se cumulent avec des difficultĂ©s dâaccĂšs aux professionnels. Un calendrier modernisĂ© doit donc ĂȘtre rĂ©aliste : inutile dâajouter des rendez-vous si personne ne peut sây rendre.
Le CDC met en avant plusieurs axes :
- đĄïž Renforcer la protection des nourrissons dans les premiers mois de vie, pĂ©riode oĂč les infections invasives sont les plus graves.
- đ Concentrer certaines doses Ă des Ăąges clĂ©s (2-4-11 ans par exemple) pour limiter les rendez-vous Ă©parpillĂ©s.
- đ« Mieux articuler le calendrier avec les temps forts de la vie scolaire (entrĂ©e en crĂšche, maternelle, collĂšge).
- đ Anticiper les risques Ă©mergents : nouvelles infections, voyages, Ă©pidĂ©mies locales.
Dans certains pays, des mises Ă jour rĂ©guliĂšres du calendrier sont dĂ©jĂ la norme, publiĂ©es chaque annĂ©e par les autoritĂ©s sanitaires. Elles tiennent compte, par exemple, des stratĂ©gies de vaccination rĂ©active contre des menaces comme le Mpox dans des contextes dâalerte particuliĂšre. Le travail actuel du CDC sâinscrit dans cette mĂȘme logique dâadaptation continue, plutĂŽt que dâimposer un schĂ©ma figĂ© pour dix ans.
Une autre priorité forte est la réduction des écarts territoriaux. Les différences entre quartiers urbains, zones rurales et villes moyennes comme Saint-Gaudens montrent combien la proximité des soignants est décisive. Des articles décrivant les efforts menés dans des territoires pour maintenir une offre de soins, comme ceux consacrés aux médecins et soignants à Saint-Gaudens, illustrent le rÎle du maillage local dans la réussite des politiques vaccinales.
Enfin, la modernisation du calendrier est lâoccasion de mieux prendre en compte certains profils dâenfants : ceux avec maladies chroniques, troubles du dĂ©veloppement, ou vivant dans des familles en situation de prĂ©caritĂ©. Les directives spĂ©cifiques, comme celles Ă©laborĂ©es par le CDC autour de lâautisme et de la prise en charge globale de ces enfants, dĂ©taillĂ©es dans une analyse sur les directives du CDC liĂ©es Ă lâautisme, montrent que la vaccination ne peut pas ĂȘtre pensĂ©e en dehors du reste de lâaccompagnement.
Les grandes priorités sont donc claires : protéger, simplifier, rapprocher les soins du quotidien et intégrer les situations particuliÚres. Sans ces piliers, le plus beau calendrier sur le papier resterait lettre morte.
Prévention, coût humain et coût économique : un équilibre fin
Pour expliquer les choix de ce nouveau calendrier, le CDC met aussi en avant le coĂ»t humain des maladies Ă©vitables. Une mĂ©ningite sĂ©vĂšre ou une rougeole compliquĂ©e peut bouleverser durablement la vie dâune famille. Les journĂ©es dâhospitalisation, les sĂ©quelles Ă©ventuelles, mais aussi lâimpact psychologique rappellent pourquoi la prĂ©vention reste souvent la stratĂ©gie la plus humaine.
Les Ă©conomies potentielles pour le systĂšme de soins entrent Ă©galement en compte, sans prendre le pas sur la prioritĂ© humaine. Des rĂ©flexions plus larges sur le financement de la santĂ©, comme celles discutĂ©es dans des analyses sur les modĂšles de services de santĂ© universels ou sur les rĂ©examens du systĂšme de santĂ©, montrent que chaque infection Ă©vitĂ©e libĂšre des ressources pour dâautres besoins essentiels.
Pour les familles, cet Ă©quilibre se traduit par une question simple : comment protĂ©ger au mieux leurs enfants, sans multiplier les contraintes ? Le nouveau calendrier tente dây rĂ©pondre, en faisant de la vaccination un alliĂ© du quotidien plutĂŽt quâune sĂ©rie dâobligations vĂ©cues comme dĂ©connectĂ©es de la rĂ©alitĂ©.
Câest cette vision globale â humaine, sociale et Ă©conomique â qui donne du sens aux prioritĂ©s de la modernisation.
Comment la vaccination des enfants est simplifiée et mieux encadrée
La modernisation du calendrier vaccinal des enfants par le CDC repose aussi sur un principe simple : « moins, mais mieux ». Moins de rendez-vous Ă©clatĂ©s, moins de doublons, mais une immunisation maintenue, voire renforcĂ©e, lĂ oĂč le risque est le plus Ă©levĂ©. đĄ
ConcrĂštement, lâintroduction plus systĂ©matique de vaccins combinĂ©s permet de rĂ©duire le nombre dâinjections au cours dâune mĂȘme consultation. LĂ oĂč un enfant recevait auparavant plusieurs piqĂ»res distinctes, certaines pourront ĂȘtre regroupĂ©es, limitant ainsi le stress et la douleur associĂ©s aux sĂ©ances de vaccination. Pour les soignants, câest aussi une opportunitĂ© dâoptimiser le temps consacrĂ© Ă chaque famille pour mieux expliquer, rassurer, rĂ©pondre aux questions.
Le tableau ci-dessous illustre, Ă titre dâexemple, la logique de simplification recherchĂ©e (les Ăąges indiquĂ©s sont illustratifs et peuvent varier selon les pays) :
| Ăge clĂ© đ¶đ§ | Avant la modernisation | AprĂšs modernisation du calendrier vaccinal |
|---|---|---|
| 2 mois | 3 injections sĂ©parĂ©es (diphtĂ©rie-tĂ©tanos-coqueluche, pneumocoque, mĂ©ningocoque) + 1 orale | 1 Ă 2 injections combinĂ©es couvrant plusieurs maladies + 1 orale đ |
| 11 mois | Rappels dispersés selon les régions et les pratiques | Regroupement des rappels majeurs sur une seule consultation |
| 4â6 ans | Visites parfois oubliĂ©es, sans repĂšre clair | Rappel structurĂ© associĂ© Ă lâentrĂ©e Ă lâĂ©cole maternelle ou primaire đ |
| 11â13 ans | Vaccins parfois mĂ©connus (HPV, mĂ©ningocoque, ROR si rattrapage) | Consultation repĂšre pour lâadolescent avec mise Ă jour globale et Ă©ducation Ă la santĂ© đ§ |
Pour une famille comme celle de Malik, 8 ans, cette simplification signifie moins de jours dâabsence au travail pour les parents et une meilleure visibilitĂ© sur ce qui a dĂ©jĂ Ă©tĂ© fait. Les carnets de santĂ© numĂ©riques, encouragĂ©s dans le cadre de cette modernisation, peuvent rappeler automatiquement les dates importantes et Ă©viter les oublis.
Les professionnels comme les infirmiers libĂ©raux, les pharmaciens et les pĂ©diatres voient leur champ dâaction Ă©largi. Dans plusieurs pays, les infirmiers formĂ©s peuvent rĂ©aliser une grande partie des vaccinations Ă partir dâun certain Ăąge, et les pharmaciens prennent le relais pour les rappels de lâadolescent. Cette complĂ©mentaritĂ© facilite lâaccĂšs, notamment dans les quartiers oĂč le mĂ©decin traitant est difficile Ă consulter.
La clarification des responsabilitĂ©s entre ces diffĂ©rents acteurs permet aussi de rassurer les familles : chaque injection est effectuĂ©e dans un cadre dĂ©fini, avec des protocoles de sĂ©curitĂ© stricts et un suivi des Ă©ventuels effets attendus (douleur au point dâinjection, fiĂšvre lĂ©gĂšre, fatigue passagĂšre). Les parents savent Ă qui sâadresser en cas de doute ou de question.
RepĂšres pratiques pour les parents : comment suivre ce nouveau calendrier
Pour accompagner cette simplification, plusieurs outils pratiques sont mis en avant :
- đ± Applications de suivi de la vaccination synchronisĂ©es avec le dossier mĂ©dical numĂ©rique.
- đ Rappels envoyĂ©s par les cabinets mĂ©dicaux, les centres de PMI ou les pharmacies.
- đ Affichages clairs dans les Ă©coles, crĂšches et lieux dâaccueil des enfants.
- đ Brochures pĂ©dagogiques expliquant, sans jargon, lâutilitĂ© de chaque vaccin.
Les parents sont encouragĂ©s Ă garder une trace de toutes les injections, quâelles soient rĂ©alisĂ©es Ă lâhĂŽpital, en cabinet de ville ou en pharmacie. Ce suivi coordonnĂ© permet dâĂ©viter les doublons et de repĂ©rer rapidement les rappels manquants.
Cette simplification et ces repĂšres pratiques transforment la vaccination de lâenfant en parcours lisible, plutĂŽt quâen succession dâactes isolĂ©s. Et câest souvent cette lisibilitĂ© qui fait la diffĂ©rence entre un calendrier suivi sereinement et un schĂ©ma perçu comme contraignant.
Confiance, transparence et lutte contre la désinformation autour des vaccins
Aucun calendrier, mĂȘme parfaitement conçu, ne peut fonctionner sans confiance. La rĂ©ponse du CDC au mĂ©morandum prĂ©sidentiel intĂšgre donc un volet essentiel : la pĂ©dagogie et la transparence autour de la vaccination des enfants. đ
Ces derniÚres années ont vu se multiplier les interrogations sur les vaccins, parfois alimentées par des informations incomplÚtes ou trompeuses. Les réseaux sociaux amplifient les rumeurs, tandis que certains débats politiques, trÚs vifs sur la gestion des crises sanitaires, ajoutent du bruit. Des analyses consacrées aux controverses autour de certaines personnalités publiques, comme les réflexions sur la santé et la scÚne politique américaine ou sur la gestion de la santé publique sous différents mandats, illustrent bien ce climat parfois électrique.
Face Ă cela, le CDC renforce plusieurs axes :
- đ§Ÿ Publier les donnĂ©es de maniĂšre accessible : taux de couverture, effets secondaires, bĂ©nĂ©fices observĂ©s.
- đŁïž Former les soignants pour rĂ©pondre calmement aux questions, sans minimiser les doutes.
- đšâđ©âđ§ Impliquer les parents dans les dĂ©cisions, via des outils dâaide au choix et des consultations dĂ©diĂ©es.
- đ§Ź Mettre en contexte les risques : comparer le risque dâun effet indĂ©sirable Ă celui de la maladie Ă©vitable.
Un exemple concret : lorsque les parents sâinquiĂštent de la possible accumulation de vaccins chez leur bĂ©bĂ©, la rĂ©ponse ne consiste plus Ă dire simplement « il nây a pas de danger ». Les professionnels expliquent que le systĂšme immunitaire dâun enfant est naturellement exposĂ© Ă des milliers dâantigĂšnes chaque jour, et que les vaccins modernes sont formulĂ©s pour limiter la charge antigĂ©nique tout en dĂ©clenchant une dĂ©fense suffisante.
Certains sujets sensibles, comme le lien fantasmĂ© entre vaccins et autisme, nĂ©cessitent une attention particuliĂšre. Les Ă©tudes menĂ©es depuis de nombreuses annĂ©es nâont pas montrĂ© de lien de causalitĂ©, mais la peur persiste. Câest pourquoi les recommandations du CDC sur lâautisme, prĂ©sentĂ©es et analysĂ©es dans des ressources dĂ©diĂ©es, insistent sur la prise en charge globale et le dĂ©pistage prĂ©coce, sans alimenter la confusion avec la vaccination.
La modernisation du calendrier devient alors une opportunité pour remettre à plat les messages, clarifier les fausses croyances et proposer une approche plus humaine : reconnaßtre les peurs, y répondre avec des faits, sans juger les parents.
Le rÎle clé des soignants de proximité dans la confiance vaccinale
Les infirmiers, les mĂ©decins gĂ©nĂ©ralistes, les sages-femmes, mais aussi les pharmaciens jouent un rĂŽle dĂ©terminant. Ce sont eux qui voient les familles au quotidien, qui entendent les questions au dĂ©tour dâune consultation, dâun pansement ou dâun renouvellement dâordonnance.
Pour une maman inquiĂšte dâun petit pic de fiĂšvre aprĂšs une injection, le sourire rassurant dâun soignant et une explication simple valent parfois plus que dix pages de recommandations officielles. Cette confiance du quotidien est ce que la modernisation du calendrier cherche Ă soutenir, en donnant Ă ces professionnels des outils clairs, des schĂ©mas Ă jour et des messages cohĂ©rents.
En renforçant cette alliance entre institutions, terrain et familles, la modernisation ne se résume plus à des dates et des doses : elle devient un projet partagé autour de la santé des enfants.
Ce que les familles et les soignants peuvent faire dĂšs maintenant
Face Ă un calendrier vaccinal en Ă©volution, beaucoup de parents se demandent concrĂštement : « Que faire, lĂ , tout de suite, pour ĂȘtre Ă jour ? ». LâintĂ©rĂȘt de la rĂ©ponse du CDC au mĂ©morandum prĂ©sidentiel est de proposer des repĂšres simples, activables sans attendre. â
Pour les familles, une premiĂšre Ă©tape consiste Ă faire le point sur le carnet de santĂ© de lâenfant. Une visite de « bilan vaccinal » peut ĂȘtre programmĂ©e chez le mĂ©decin traitant, le pĂ©diatre ou, selon les pays, avec un infirmier formĂ©. Lâobjectif nâest pas de tout refaire, mais de vĂ©rifier :
- đ Quelles doses ont dĂ©jĂ Ă©tĂ© reçues ?
- đ Quels rappels sont prĂ©vus dans lâannĂ©e Ă venir ?
- đ Lâenfant a-t-il des besoins spĂ©cifiques (voyage, pathologie chronique, contexte familial) ?
Pour les soignants, cette modernisation est lâoccasion de revisiter leurs habitudes : mettre Ă jour leurs supports dâinformation, clarifier leurs protocoles de rattrapage, et renforcer la coordination avec les autres acteurs du territoire. Des rĂ©flexions plus globales sur la maniĂšre de repenser le systĂšme de soins, comme celles dĂ©crites dans des articles sur les rĂ©examens du systĂšme de santĂ©, rejoignent ce mouvement de fond : gagner en lisibilitĂ©, en efficacitĂ© et en humanitĂ©.
Un autre geste simple pour les parents est de se former Ă distinguer les sources fiables dâinformation des contenus sensationnalistes. PrivilĂ©gier les sites de rĂ©fĂ©rence, les plateformes tenues par des soignants expĂ©rimentĂ©s, et croiser les informations lorsque quelque chose semble alarmant ou trop beau pour ĂȘtre vrai.
Enfin, rappeler que la vaccination ne fait pas tout, mais quâelle constitue une base solide sur laquelle viennent se greffer dâautres piliers : alimentation Ă©quilibrĂ©e, sommeil, activitĂ©s physiques adaptĂ©es, suivi mĂ©dical rĂ©gulier. Pour certains enfants carencĂ©s, par exemple, la vigilance sur des Ă©lĂ©ments comme la vitamine B12, abordĂ©e dans des dossiers sur les effets immĂ©diats de la vitamine B12, montre Ă quel point la prĂ©vention doit rester globale.
Une phrase Ă garder en tĂȘte pour accompagner ces changements
Dans ce contexte de modernisation, un principe simple peut guider les familles comme les professionnels : plus le calendrier est clair, plus la protection des enfants devient naturelle. Se donner le temps dâen parler, de poser des questions, dâactualiser ses connaissances est dĂ©jĂ une façon concrĂšte de prendre soin de la santĂ© des plus petits. đ
Mon enfant nâest pas parfaitement Ă jour dans ses vaccins, est-ce trop tard ?
Non, il nâest presque jamais « trop tard ». Les calendriers modernisĂ©s prĂ©voient des schĂ©mas de rattrapage adaptĂ©s Ă lâĂąge de lâenfant. Le mieux est de prendre rendez-vous avec un professionnel de santĂ© (mĂ©decin, pĂ©diatre, infirmier) pour Ă©tablir un plan personnalisĂ©. Lâobjectif est de protĂ©ger progressivement, sans surcharger lâenfant inutilement.
Les nouveaux calendriers vaccinaux ajoutent-ils plus de vaccins quâavant ?
La modernisation ne signifie pas forcĂ©ment « plus » de vaccins, mais plutĂŽt une meilleure organisation. Certains vaccins peuvent ĂȘtre combinĂ©s, dâautres dĂ©placĂ©s Ă des Ăąges plus pertinents. LâidĂ©e est de maintenir une protection Ă©levĂ©e contre les infections graves tout en limitant le nombre de sĂ©ances et dâinjections.
Comment savoir quelles recommandations du CDC sâappliquent Ă mon pays ou ma rĂ©gion ?
Les recommandations du CDC ont dâabord vocation Ă sâappliquer aux Ătats-Unis, mais elles inspirent souvent dâautres pays. Pour connaĂźtre les rĂšgles exactes qui vous concernent, il faut consulter le calendrier vaccinal officiel publiĂ© par votre ministĂšre de la SantĂ©, votre caisse dâassurance maladie ou votre pĂ©diatre, qui pourra adapter les conseils Ă votre situation.
Les effets secondaires des vaccins sont-ils plus fréquents avec les vaccins combinés ?
Les vaccins combinĂ©s sont Ă©valuĂ©s de maniĂšre trĂšs rigoureuse avant dâĂȘtre recommandĂ©s. Ils ne provoquent pas plus dâeffets indĂ©sirables graves que les vaccins administrĂ©s sĂ©parĂ©ment. Les rĂ©actions les plus frĂ©quentes restent locales (douleur, rougeur) ou gĂ©nĂ©rales modĂ©rĂ©es (fiĂšvre, fatigue), et disparaissent en quelques jours.
Qui peut réaliser les vaccinations de mon enfant en pratique ?
Selon les pays, la vaccination des enfants peut ĂȘtre rĂ©alisĂ©e par les pĂ©diatres, les mĂ©decins gĂ©nĂ©ralistes, les infirmiers formĂ©s et, parfois, les pharmaciens pour certains Ăąges ou certains vaccins. Votre professionnel de santĂ© habituel pourra vous orienter vers la solution la plus simple et la plus proche de chez vous.
Source: www.hhs.gov

