PrĂ©sentĂ©e lors de la ConfĂ©rence mondiale 2026 sur le cancer du poumon, lâassociation de pumitamig et dâelfetabart drozuntecan, aussi appelĂ© elfe-D, attire lâattention dans le cancer du poumon Ă petites cellules avancĂ©. Les premiĂšres donnĂ©es de lâessai international BNT324-01 suggĂšrent une activitĂ© antitumorale prĂ©coce importante, y compris chez des personnes ayant dĂ©jĂ reçu plusieurs traitements. Parmi les patients Ă©valuables, 39 % ont obtenu une clairance de lâADN tumoral circulant, un indicateur biologique qui peut reflĂ©ter une forte diminution de la prĂ©sence tumorale dĂ©tectable dans le sang.
Ces rĂ©sultats demandent toutefois Ă ĂȘtre lus avec mesure. Il sâagit dâun essai encore en cours, menĂ© en phase 1b/2, dont lâobjectif est dâabord de dĂ©terminer une dose adaptĂ©e, dâobserver la tolĂ©rance et dâidentifier les premiers signaux dâefficacitĂ©. Pour les patients et les proches, lâenjeu est de comprendre ce que ces chiffres signifient rĂ©ellement, sans les transformer trop vite en promesse. Ils tĂ©moignent dâune piste sĂ©rieuse pour une maladie souvent difficile Ă contrĂŽler, mais ils ne remplacent ni un avis dâoncologue ni les rĂ©sultats dâĂ©tudes plus larges Ă venir.
Association pumitamig et elfe-D : une nouvelle approche ciblée du cancer du poumon à petites cellules
Le cancer du poumon Ă petites cellules, souvent abrĂ©gĂ© CPPC, est une forme de cancer pulmonaire connue pour son Ă©volution rapide. Il est frĂ©quemment diagnostiquĂ© Ă un stade avancĂ© ou mĂ©tastatique, car ses symptĂŽmes peuvent ĂȘtre discrets au dĂ©part : fatigue inhabituelle, essoufflement, toux qui persiste, perte de poids ou douleurs thoraciques. Dans la rĂ©alitĂ© des soins, lâannonce et le dĂ©but des traitements peuvent donc se succĂ©der vite, avec beaucoup dâinformations Ă retenir pour le patient comme pour ses proches.
La combinaison Ă©tudiĂ©e rĂ©unit deux stratĂ©gies diffĂ©rentes. Le pumitamig est un anticorps bispĂ©cifique expĂ©rimental qui vise Ă la fois PD-L1 et VEGF-A. PD-L1 est un mĂ©canisme que certaines cellules tumorales utilisent pour freiner lâaction du systĂšme immunitaire. VEGF-A participe, lui, Ă la formation de vaisseaux sanguins qui peuvent alimenter une tumeur. LâidĂ©e est donc dâaider les dĂ©fenses immunitaires Ă reconnaĂźtre davantage la maladie tout en agissant sur son environnement.
Lâelfetabart drozuntecan est un conjuguĂ© anticorps-mĂ©dicament, ou ADC. Il cible la protĂ©ine B7-H3, exprimĂ©e dans plusieurs tumeurs. Un ADC fonctionne comme un transport ciblĂ© : lâanticorps repĂšre une cible prĂ©sente sur certaines cellules cancĂ©reuses, puis dĂ©livre une molĂ©cule cytotoxique destinĂ©e Ă les endommager. Cette prĂ©cision ne signifie pas lâabsence dâeffets indĂ©sirables, mais elle vise Ă concentrer lâaction du traitement au plus prĂšs de la tumeur.
Pourquoi associer immunomodulation et ADC dans le CPPC ?
Associer ces deux mĂ©dicaments rĂ©pond Ă une logique simple : une tumeur ne se dĂ©fend pas dâune seule maniĂšre. Elle peut Ă©chapper au systĂšme immunitaire, modifier son environnement et rĂ©sister Ă des traitements reçus auparavant. Un traitement immunomodulateur cherche Ă rĂ©duire certains freins Ă la rĂ©ponse immune. LâADC apporte, de son cĂŽtĂ©, une charge mĂ©dicamenteuse directement vers une cible tumorale. Les chercheurs espĂšrent ainsi produire une action complĂ©mentaire.
Dans une situation concrĂšte, un patient ayant dĂ©jĂ reçu une chimiothĂ©rapie, une immunothĂ©rapie ou un traitement ciblant DLL3 peut se voir proposer une discussion sur les essais cliniques si son Ă©tat gĂ©nĂ©ral le permet. Cela ne signifie pas que lâessai est automatiquement la meilleure option. LâĂ©quipe examine la localisation de la maladie, les traitements prĂ©cĂ©dents, les rĂ©sultats sanguins, les symptĂŽmes et les souhaits de la personne. Cette dĂ©cision se construit Ă©tape par Ă©tape.
- đŹ Pumitamig : anticorps bispĂ©cifique expĂ©rimental dirigĂ© contre PD-L1 et VEGF-A.
- đŻ Elfe-D : ADC expĂ©rimental ciblant B7-H3 et transportant un agent cytotoxique.
- đ« Population Ă©tudiĂ©e : personnes atteintes de CPPC avancĂ© ou mĂ©tastatique, et Ă©galement de cancer du poumon non Ă petites cellules dans dâautres cohortes.
- đ©ș But de lâessai : dĂ©finir la dose, surveiller la sĂ©curitĂ© et mesurer les premiers signes de rĂ©ponse.
Cette Ă©tude est prĂ©sentĂ©e comme la premiĂšre Ă Ă©valuer, dans le cancer du poumon, un anticorps bispĂ©cifique PD-(L)1 x VEGF associĂ© Ă un ADC. Câest un Ă©lĂ©ment important sur le plan scientifique, mais il convient de rester attentif au vocabulaire : « premiĂšre combinaison Ă©tudiĂ©e » ne veut pas dire « traitement Ă©tabli ». La suite dĂ©pendra de donnĂ©es confirmatoires, du suivi dans le temps et de la comparaison avec les options disponibles.
Pour mieux comprendre les mĂ©canismes qui relient inflammation, rĂ©ponses immunitaires et activitĂ© cellulaire, la lecture sur le rĂŽle de NF-kB dans lâexpression gĂ©nique peut apporter un Ă©clairage accessible. Retenir lâessentiel suffit ici : la combinaison cherche Ă atteindre la tumeur par deux voies complĂ©mentaires, sans prĂ©tendre effacer la complexitĂ© du cancer.

Clairance de lâADN tumoral circulant chez 39 % des patients : ce que ce marqueur permet de comprendre
Lâun des rĂ©sultats les plus commentĂ©s concerne lâADN tumoral circulant, souvent nommĂ© ADNtc. Les cellules cancĂ©reuses peuvent relĂącher dans le sang de petits fragments de leur matĂ©riel gĂ©nĂ©tique. Une prise de sang peut parfois permettre de les analyser. Cette dĂ©marche, parfois appelĂ©e biopsie liquide, ne remplace pas systĂ©matiquement lâimagerie, les prĂ©lĂšvements de tissu ou lâexamen clinique. Elle offre nĂ©anmoins un moyen supplĂ©mentaire de suivre lâactivitĂ© biologique dâune maladie.
Dans lâessai BNT324-01, parmi les patients dont lâADNtc pouvait ĂȘtre Ă©valuĂ©, 96 % prĂ©sentaient une diminution confirmĂ©e par rapport au niveau mesurĂ© au dĂ©part au cycle 3, jour 1. Par ailleurs, 39 % ont atteint une clairance de lâADNtc. Cela signifie que le test nâa plus dĂ©tectĂ© lâADN tumoral circulant selon les seuils et la mĂ©thode utilisĂ©s dans lâĂ©tude. Ce chiffre est encourageant, mais son interprĂ©tation doit rester prĂ©cise.
Une clairance biologique ne correspond pas automatiquement à une guérison
Le mot « clairance » peut impressionner, et câest comprĂ©hensible. Pourtant, dans ce contexte, il ne signifie pas que toutes les cellules cancĂ©reuses ont disparu de lâorganisme. Il indique que lâoutil employĂ© nâa plus mis en Ă©vidence dâADN tumoral circulant dans lâĂ©chantillon analysĂ©. Une maladie peut ĂȘtre prĂ©sente Ă un niveau trop faible pour ĂȘtre dĂ©tectĂ©, ou ne pas relarguer les mĂȘmes quantitĂ©s dâADN dans le sang selon les moments et les localisations.
Les soignants croisent toujours plusieurs sources dâinformation : lâĂ©tat ressenti au quotidien, les rĂ©sultats sanguins, le scanner ou lâIRM, les Ă©ventuels effets indĂ©sirables et lâĂ©volution des lĂ©sions mesurables. Une personne peut se sentir mieux avant mĂȘme le premier contrĂŽle radiologique. Ă lâinverse, une baisse dâADNtc ne doit pas conduire Ă ignorer un symptĂŽme nouveau, comme une douleur inhabituelle, une fiĂšvre ou un essoufflement accru.
| Indicateur observĂ© | RĂ©sultat rapportĂ© | Ce quâil indique concrĂštement |
|---|---|---|
| đ§Ź Diminution confirmĂ©e de lâADNtc | 96 % des patients Ă©valuables | Une baisse biologique prĂ©coce par rapport Ă la valeur initiale. |
| âš Clairance de lâADNtc | 39 % des patients Ă©valuables | ADN tumoral non dĂ©tectĂ© avec la mĂ©thode de lâĂ©tude ; ce nâest pas une preuve de guĂ©rison. |
| đ©» RĂ©ponse radiologique | ĂvaluĂ©e sĂ©parĂ©ment | Elle repose sur lâimagerie et les critĂšres utilisĂ©s par les investigateurs. |
| đ©ș Ătat clinique | Suivi continu | Il prend en compte les symptĂŽmes, lâautonomie, les effets du traitement et la qualitĂ© de vie. |
Pour un proche, la bonne question Ă poser en consultation nâest pas seulement « le marqueur a-t-il disparu ? ». Il peut ĂȘtre plus utile de demander : « Comment ce rĂ©sultat sâaccorde-t-il avec le scanner ? », « Que change-t-il dans le suivi ? » ou « Quels signes doivent conduire Ă contacter lâĂ©quipe ? ». Ces questions aident Ă transformer un rĂ©sultat technique en repĂšre concret.
LâADNtc fait partie des outils qui progressent rapidement en oncologie. Son intĂ©rĂȘt est de donner parfois une information plus prĂ©coce que lâimagerie, mais son utilisation varie selon les cancers, les laboratoires et les protocoles. Un rĂ©sultat sanguin prend toute sa valeur lorsquâil est interprĂ©tĂ© dans lâensemble du dossier mĂ©dical.
Résultats BNT324-01 dans le CPPC : réponses observées selon les lignes de traitement
Les donnĂ©es prĂ©sentĂ©es au 7 juillet 2026 portent sur 71 personnes atteintes de CPPC Ă©valuables pour lâefficacitĂ©. Une rĂ©ponse complĂšte a Ă©tĂ© observĂ©e chez un patient, 49 ont obtenu une rĂ©ponse partielle et 16 ont eu une maladie stable. Le taux de rĂ©ponse objective toutes doses confondues atteignait 70,4 %, tandis que le taux de contrĂŽle de la maladie Ă©tait de 93,0 %.
Ces deux notions ne recouvrent pas exactement la mĂȘme rĂ©alitĂ©. Le taux de rĂ©ponse objective regroupe les rĂ©ponses complĂštes et partielles, câest-Ă -dire une disparition ou une diminution suffisamment importante des lĂ©sions selon des critĂšres dĂ©finis. Le contrĂŽle de la maladie inclut aussi la stabilitĂ©. Pour une personne vivant avec un cancer avancĂ©, une stabilisation peut dĂ©jĂ ĂȘtre un rĂ©sultat utile, notamment lorsquâelle sâaccompagne dâune amĂ©lioration des symptĂŽmes ou dâun maintien des activitĂ©s importantes du quotidien.
Des signaux dâactivitĂ© mĂȘme aprĂšs plusieurs traitements
Les rĂ©ponses variaient selon le moment oĂč la combinaison Ă©tait administrĂ©e. Le taux de rĂ©ponse objective rapportĂ© Ă©tait de 92,3 % en premiĂšre ligne, de 77,3 % en deuxiĂšme ligne et de 52,4 % chez les patients traitĂ©s en troisiĂšme ligne ou au-delĂ . Ces Ă©carts ne sont pas surprenants : une maladie traitĂ©e plus tard a souvent Ă©tĂ© exposĂ©e Ă davantage de mĂ©dicaments et peut avoir dĂ©veloppĂ© plusieurs mĂ©canismes de rĂ©sistance.
Parmi les participants ayant dĂ©jĂ reçu un agent ciblant DLL3, le taux de rĂ©ponse objective Ă©tait de 70,0 %. Ce rĂ©sultat mĂ©rite lâattention car il concerne des patients dĂ©jĂ passĂ©s par une stratĂ©gie thĂ©rapeutique spĂ©cifique. Il ne permet toutefois pas dâaffirmer quâun traitement est supĂ©rieur Ă un autre : lâeffectif reste limitĂ© et lâessai nâest pas conçu, Ă ce stade, comme une comparaison directe entre deux options.
Dans les parcours de soins, les chiffres ne racontent jamais toute lâhistoire. Prenons lâexemple fictif de Nadia, 61 ans, dont le CPPC a progressĂ© aprĂšs une premiĂšre prise en charge. Avant dâenvisager un essai, son Ă©quipe vĂ©rifie la fatigue, lâĂ©quilibre nutritionnel, le fonctionnement des reins et du foie, les traitements en cours et son soutien Ă domicile. Elle peut Ă©galement discuter du rythme des dĂ©placements, car participer Ă un essai suppose souvent des analyses et consultations rapprochĂ©es.
Cette organisation pratique compte autant que le traitement lui-mĂȘme. Un proche peut aider en tenant un carnet avec les dates de perfusion, les tempĂ©ratures relevĂ©es en cas de frissons, les symptĂŽmes digestifs, les mĂ©dicaments pris et les numĂ©ros utiles. Il ne sâagit pas de surveiller avec anxiĂ©tĂ© chaque sensation, mais de transmettre Ă lâĂ©quipe des Ă©lĂ©ments fiables. Cela facilite les ajustements prĂ©coces si un effet secondaire apparaĂźt.
Il est Ă©galement utile de distinguer les rĂ©sultats dâune cohorte CPPC de ceux du cancer du poumon non Ă petites cellules, ou CPNPC. Lâessai inclut les deux maladies, mais les donnĂ©es concernant le CPNPC ont Ă©tĂ© qualifiĂ©es dâimmatures dans le rĂ©sumĂ© prĂ©sentĂ©. Elles seront communiquĂ©es sĂ©parĂ©ment. MĂ©langer ces groupes donnerait une image imprĂ©cise, car leurs caractĂ©ristiques biologiques et leurs traitements de rĂ©fĂ©rence diffĂšrent.
Le message le plus juste est donc nuancĂ© : les taux observĂ©s constituent un signal encourageant, notamment chez des patients traitĂ©s Ă plusieurs reprises. Ils doivent maintenant ĂȘtre confirmĂ©s par un suivi plus long et des Ă©tudes adaptĂ©es. Dans le CPPC, chaque option doit ĂȘtre Ă©valuĂ©e Ă la fois pour son efficacitĂ© potentielle, sa tolĂ©rance et sa faisabilitĂ© dans la vie rĂ©elle.
SĂ©curitĂ© du pumitamig et de lâADC elfe-D : repĂ©rer les effets indĂ©sirables sans banaliser les symptĂŽmes
Au 2 juin 2026, 193 patients atteints de CPPC ou de CPNPC avaient reçu lâassociation dans lâessai BNT324-01. Lors de la phase dâaugmentation de dose, aucune toxicitĂ© limitant la dose nâa Ă©tĂ© signalĂ©e. Cette information est rassurante sur le plan du dĂ©veloppement clinique, car cette phase sert prĂ©cisĂ©ment Ă repĂ©rer les doses qui exposeraient Ă un risque trop important.
Les Ă©vĂ©nements indĂ©sirables liĂ©s au traitement ont concernĂ© 75,6 % des participants. Des effets de grade 3 ou plus ont Ă©tĂ© rapportĂ©s chez 23,3 % des patients. Ces pourcentages peuvent sembler Ă©levĂ©s, mais ils doivent ĂȘtre replacĂ©s dans le contexte dâun traitement anticancĂ©reux combinĂ© administrĂ© Ă des personnes atteintes dâune maladie avancĂ©e. Les effets les plus frĂ©quents Ă©taient digestifs ou hĂ©matologiques et Ă©taient majoritairement de grade 1 ou 2, donc lĂ©gers Ă modĂ©rĂ©s selon les classifications utilisĂ©es.
La surveillance à domicile fait partie intégrante du traitement
Les troubles digestifs peuvent inclure nausĂ©es, baisse dâappĂ©tit, diarrhĂ©e ou constipation. Les atteintes hĂ©matologiques concernent les cellules du sang et peuvent se traduire par une fatigue majorĂ©e, une baisse des dĂ©fenses contre les infections, une anĂ©mie ou une tendance accrue aux saignements selon la lignĂ©e touchĂ©e. Le bilan sanguin rĂ©gulier permet de repĂ©rer ces changements avant quâils ne deviennent parfois gĂȘnants ou dangereux.
Certains signes demandent un contact rapide avec le service qui suit le traitement. Une tempĂ©rature de 38 °C ou plus, des frissons, un essoufflement nouveau, des vomissements rĂ©pĂ©tĂ©s, une diarrhĂ©e abondante, un saignement inhabituel, une confusion ou une fatigue qui empĂȘche de se lever doivent ĂȘtre signalĂ©s. Il est prĂ©fĂ©rable de ne pas attendre le prochain rendez-vous prĂ©vu. Le bon rĂ©flexe est de suivre les consignes remises par lâĂ©quipe dâoncologie et dâutiliser le numĂ©ro dâurgence communiquĂ©.
- đĄïž Notez la tempĂ©rature si des frissons ou une sensation de fiĂšvre surviennent.
- đ§ Buvez rĂ©guliĂšrement en cas de troubles digestifs, sauf contre-indication mĂ©dicale connue.
- đ Gardez une liste Ă jour des mĂ©dicaments, complĂ©ments et traitements sans ordonnance.
- âïž Appelez lâĂ©quipe rĂ©fĂ©rente en cas de symptĂŽme inhabituel plutĂŽt que de modifier seul un traitement.
- đ€ PrĂ©venez un proche des jours de perfusion, surtout si la fatigue est importante au retour Ă domicile.
Une gestion « gĂ©rable » de la sĂ©curitĂ© ne veut jamais dire que les effets sont insignifiants. Cela veut dire quâils ont Ă©tĂ© identifiĂ©s, mesurĂ©s et quâils peuvent souvent ĂȘtre anticipĂ©s ou pris en charge grĂące Ă une surveillance rĂ©guliĂšre, une adaptation de dose, des mĂ©dicaments de soutien ou une intervention rapide. Lâobjectif est de maintenir le meilleur Ă©quilibre possible entre traitement de la maladie et qualitĂ© de vie.
Les mĂ©canismes inflammatoires Ă©tudiĂ©s en cancĂ©rologie sont complexes, mais ils rappellent une chose trĂšs concrĂšte : le corps rĂ©agit au traitement et mĂ©rite dâĂȘtre Ă©coutĂ©. Lâarticle consacrĂ© aux mĂ©canismes de rĂ©gulation de lâexpression gĂ©nique aide Ă situer cette dimension biologique sans perdre de vue le vĂ©cu quotidien. Un symptĂŽme bien dĂ©crit et transmis tĂŽt est souvent plus simple Ă soulager.
Essai clinique en oncologie : repÚres concrets pour les patients et les proches face à cette combinaison expérimentale
Un essai de phase 1b/2 ne correspond pas Ă un traitement disponible en routine. Il sâagit dâune Ă©tape de recherche clinique encadrĂ©e, avec un protocole prĂ©cis, des critĂšres dâinclusion et une surveillance rapprochĂ©e. Dans BNT324-01, les chercheurs Ă©valuent la sĂ©curitĂ© et lâefficacitĂ© du pumitamig associĂ© Ă elfe-D chez des personnes atteintes de cancer du poumon avancĂ© ou mĂ©tastatique. LâĂ©tude comprend une augmentation de dose, une phase de remplissage, puis une phase dâexpansion destinĂ©e Ă prĂ©ciser la dose la plus appropriĂ©e.
Recevoir une proposition dâessai peut susciter de lâespoir, mais aussi beaucoup de questions. Câest normal. Il nâest pas nĂ©cessaire de dĂ©cider dans la prĂ©cipitation lorsque la situation mĂ©dicale le permet. Le patient peut demander un temps de lecture, venir accompagnĂ© en consultation et solliciter des explications simples sur les bĂ©nĂ©fices possibles, les contraintes, les alternatives et les risques connus ou encore incertains.
Questions utiles avant dâaccepter ou de refuser une participation
Le consentement Ă un essai nâest pas un simple document administratif. Il atteste que la personne a reçu une information et quâelle peut poser des questions. Elle conserve aussi le droit de se retirer de lâĂ©tude, sans perdre son accĂšs aux soins. Cette notion est essentielle : la recherche clinique repose sur la participation volontaire, jamais sur une obligation.
- đ§ Quel est lâobjectif prĂ©cis de cette Ă©tude dans ma situation : dose, tolĂ©rance, rĂ©ponse tumorale ou suivi prolongĂ© ?
- đ Ă quelle frĂ©quence auront lieu les perfusions, prises de sang, scanners et consultations ?
- đ OĂč se dĂ©roule le suivi et quelles aides peuvent faciliter les transports ou lâorganisation Ă domicile ?
- âïž Quelles autres options sont envisageables si lâessai ne convient pas ou si la maladie progresse ?
- đ Quel numĂ©ro appeler le soir, le week-end ou en cas de symptĂŽme prĂ©occupant ?
Ă Marseille comme ailleurs, le parcours peut mobiliser plusieurs professionnels : oncologue, pneumologue, infirmier de coordination, infirmier Ă domicile, pharmacien, psychologue, assistant social et mĂ©decin traitant. Leur rĂŽle est complĂ©mentaire. Lâinfirmier Ă domicile, par exemple, peut contribuer Ă surveiller lâĂ©tat gĂ©nĂ©ral, repĂ©rer une dĂ©shydratation, accompagner les soins prescrits ou aider Ă reformuler les informations pratiques. Il ne remplace pas lâĂ©quipe dâoncologie, mais il peut devenir un relais prĂ©cieux entre deux rendez-vous.
Les proches ont Ă©galement besoin de repĂšres. Aider ne signifie pas tout porter seul. RĂ©partir les tĂąches, prĂ©parer les documents mĂ©dicaux, organiser les trajets et accepter un soutien extĂ©rieur Ă©vite souvent lâĂ©puisement. Une feuille simple affichĂ©e dans la cuisine avec les rendez-vous, les contacts et les signes dâalerte peut ĂȘtre plus utile quâun dossier compliquĂ©. Lâessentiel est que chacun sache qui appeler et dans quel dĂ©lai.
Les premiers rĂ©sultats de cette combinaison ouvrent donc une perspective intĂ©ressante, sans modifier Ă eux seuls les standards de prise en charge. La suite du dĂ©veloppement clinique permettra de mieux connaĂźtre la durĂ©e des rĂ©ponses, la tolĂ©rance au long cours et la place Ă©ventuelle de cette approche face aux traitements existants. Face Ă une information nouvelle, le rĂ©flexe le plus utile reste de la discuter avec lâĂ©quipe qui connaĂźt votre dossier, vos prioritĂ©s et votre quotidien.
Que signifie une clairance de lâADN tumoral circulant ?
Cela signifie que le test sanguin nâa plus dĂ©tectĂ© dâADN tumoral circulant selon la mĂ©thode et le seuil utilisĂ©s dans lâĂ©tude. Ce rĂ©sultat est encourageant, mais il ne constitue pas Ă lui seul une preuve de guĂ©rison.
Le pumitamig et lâelfetabart drozuntecan sont-ils dĂ©jĂ disponibles en routine ?
Cette association est évaluée dans un essai clinique de phase 1b/2. Elle reste expérimentale et son accÚs dépend du protocole, des critÚres médicaux et des centres participants.
Quels résultats ont été observés dans le cancer du poumon à petites cellules ?
Chez 71 patients Ă©valuables, le taux de rĂ©ponse objective rapportĂ© Ă©tait de 70,4 % et le taux de contrĂŽle de la maladie de 93,0 %. Ces donnĂ©es prĂ©coces doivent ĂȘtre confirmĂ©es avec davantage de recul.
Quels symptĂŽmes doivent ĂȘtre signalĂ©s rapidement pendant un traitement anticancĂ©reux ?
Une fiĂšvre, des frissons, un essoufflement nouveau, des vomissements persistants, une diarrhĂ©e importante, un saignement inhabituel ou une grande faiblesse doivent conduire Ă contacter sans attendre lâĂ©quipe qui assure le suivi.

